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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 09:30

Benjamin BRITTEN (1913-1976)       

  


 

Compositeur anglais.

 

En 1927, à l'âge de treize ans, Benjamin Britten prend des cours de composition avec Frank Bridge dont l'influence sera décisive. C'est en 1934, lors du Festival de Musique Contemporaine à Florence, que Britten fait brillamment son entrée en scène en tant que compositeur avec la création du Quatuor Fantaisie pour hautbois et cordes. Durant la seconde guerre mondiale, il est objecteur de conscience et échappe au service militaire. En 1945, la création de Peter Grimes marque le début de sa carrière de musicien dramatique ainsi que la naissance de l'opéra anglais moderne. En 1947, Britten crée l'English Opera Group et en 1948, il fonde, avec le chanteur Peter Pears, le Festival d'Aldeburgh, qui devient rapidement une institution culturelle de la plus haute importance en Angleterre. En juin 1976, quelques mois avant sa mort, la reine Elisabeth II l'élève au rang de pair de Grande-Bretagne, faisant de lui le premier compositeur à porter le titre de lord. Britten est un compositeur éclectique qui se nourrit des Elisabéthains, de Verdi, Mahler et Debussy. Mais Britten s'exprime dans un langage très personnel dont l'exigence, l'originalité et la fantaisie constituent les traits dominants. Si Britten est aujourd'hui une des valeurs sûres du monde lyrique ― ses opéras (Peter Grimes, Billy Budd, Le Tour d'écrou, Le Viol de Lucrèce...) sont fréquemment programmés sur les plus grandes scènes ― il est aussi à l'origine d'une œuvre purement instrumentale, tout aussi fondamentale.

 

Ses trois suites pour violoncelle seul constituent un pendant moderne aux suites de Bach, dans un geste d'hommage au Cantor de Leipzig et plus généralement à l'esprit baroque, dont le compositeur, compatriote de Purcell, était un grand admirateur. Ecrites entre 1964 et 1971 pour Rostropovitch, un des plus grands violoncellistes de son époque, ce triptyque est entièrement marqué par la personnalité artistique de Britten, son goût pour les lignes mélodiques claires et pour la beauté expressive, sa musique plaintive, sa vision tragique, qui cachent difficilement une extrême tendresse. La voix profondément humaine du violoncelle, mis à nu, nous livre un Britten plus intime, dans une œuvre souvent qualifiée de « journal » personnel, dont l'ultime mouvement pose ce que le compositeur appelait lui-même « la dernière question ».

 

(Sources : diverses, dont Radio-France)

 

 

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