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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 14:45

 

1) Trépignements furieux et insultes de Goliath

2) La frayeur des Israélites à l’apparition du géant, et la prière qu’ils adressent à Dieu

3) Le courage de David

4) Leur combat et leur querelle

5) La fuite des Philistins

6) Les cris de joie des Israélites

7) Le concert musical des femmes en l’honneur de David

8) La liesse générale et les danses d’allégresse du peuple

 

Dans ses Sonates bibliques (écrites pour clavier/clavecin en 1700), Johann Kuhnau attribue un programme écrit pris dans un récit biblique à chacune de ses sonates (pourvues d’un titre). Ces textes figurent devant chaque mouvement de la sonate (Kuhnau 1700). Dans la première, qui a pour sujet le Combat de David et Goliath, nous avons un exemple de récit avec une intrigue au milieu, dans le sens classique du terme. Celle-ci comporte huit mouvements ou sections, chacun ayant un titre descriptif (la quatrième section contient des inscriptions intérieures supplémentaires) :

 

1) Trépignements furieux et insultes de Goliath : marche en tant que rythme et en tant que motif mélodique ascendant, répété sur les notes de la gamme majeur

 

2) La frayeur des Israélites à l’apparition du géant, et la prière qu’ils adressent à Dieu : passacaille (basse chromatique descendante) et mélodie de choral (« Aus tiefer Not schreie ich zu Dir » dans la détresse je crie vers Toi)

 

3) Le courage de David, son ardeur à briser l’ennemi épouvantable et orgueilleux, et sa confiance en l’aide de Dieu : gagliarda (gaillarde) et style pastoral.

 

4) Leur combat et leur querelle ; plus loin, la pierre lancée par la fronde atteint le géant au front, alors Goliath s’écroule : bourrée et rythme de marche militaire ; puis récitatif instrumental ; puis illustration de la chute (par les figures rhétoriques musicales).

 

5) La fuite des Philistins, poursuivis et mis en déroute par les Israélites : fugato, contrepoint.

 

6) Les cris de joie des Israélites exaltés de leur victoire : gigue.

 

7) Le concert musical des femmes en l’honneur de David : bourrée solennelle, style concertant.

 

8) La liesse générale et les danses d’allégresse du peuple : menuet solennel.

 

 

 


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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 14:40

 

Né à Geising, en Saxe, le 6 avril 1660, Johann Kuhnau est sans conteste l'un des compositeurs germaniques les plus baroques au sens littéral du mot. A l'âge de dix ans, il est reçu, pour sa belle voix de soprano, "Ratsdiscantus" à la Kreuzkirche de Dresde où il débute sa formation musicale tout en étudiant l'orgue avec Christophe Kittel, organiste de la cour.

 

 

L'épidémie de peste de 1680 le contraint à quitter Dresde et, après un bref séjour dans sa ville natale, il rejoint Zittau et son ami le Kantor Erhard TItius auquel il succède la même année à la Johanneskirche, tirant profit du succès d'un motet composé pour l'élection du nouveau conseil municipal. Cette année 1681 marque le véritable début de sa carrière. En 1682, il entreprend l'étude du droit à l'Université de Leipzig ; esprit brillant et curieux, il approfondit les sciences les plus diverses : langues anciennes, langues étrangères (Italien et français), philosophie et théologie. C'est ainsi que, tout en exerçant la charge d'avocat, il succède à Kühnel en 1684 au poste d'organiste de Saint Thomas, bientôt cumulé avec les fonctions de kantor de Saint-Nicolas et Saint-Thomas et de directeur de la musique de l'université.

 

 

On ignore ce qui, en 1705, au fait de sa gloire, le conduit à quitter Leipzig pour une mystérieuse retraite. Son décès est annoncé à Leipzig, en 1722, dans la chronique de Johann Salomon Riemer: "Le 5 juin mourut Monsieur Johann Kuhnau, Director Musices des deux églises principales de Saint-Thomas et Saint Nicolas, ainsi que de l'église Saint-Paul de l'université, et Kantor de la Thomasschule, âgé de soixante-deux ans et deux mois, homme cultivé, expert dans son art, et qui non seulement possédait une bonne connaissance de l'hébreux, du grec et du latin, mais encore, en plus de sa musique, était un parfait mathématicien et avait été, avant d'assumer la charge de Kantor, un docte avocat.

 

 

Les musicologues modernes n'ont pas reconnu en Kuhnau un compositeur de premier plan, éclipsé sans doute par la personnalité de son successeur à Saint-Thomas. Aussi n'ont-ils pas su trouver trace de l'interprète et de l'improvisateur exceptionnel dont le souvenir est évoqué avec véhémence, près d'un demi-siècle après sa disparition, par Charles Burney ("L'état présent de la musique en Allemagne... " 1772) : "Mattheson reconnut les progrès considérables de Handel..., et qu'il était devenu encore plus fort, comme improvisateur de fugue et de contrepoint, que le célèbre Kuhnau de Leipzig, considéré pourtant à l'époque comme un prodige."

 

 

Son influence et son autorité musicale sont attestées par la haute estime que lui manifeste la famille Bach. Kuhnau, en 1695, est le premier compositeur pour clavier à indiquer par le terme de "sonate" des compositions en plusieurs mouvements. Bach, qui a réutilisé plusieurs textes de cantates de Kuhnau, aurait écrit en 1730, en hommage à son prédécesseur, une septième partita pour clavier ; il possédait en outre de nombreuses partitions de Kuhnau qui sont plus tard passées dans le patrimoine de la famille Bach (Andreas Bach Buch, 1754, Bibliothèque de Leipzig). Contrairement à la musique vocale, l'œuvre pour clavier, imprimée du vivant du compositeur, a traversé les siècles sans trop de dommages: Préludes et fugues, toccata, "Neue Clavier Übung" (Leipzig -1/1689 Il / 1692), "Frische Clavierfrüchte oder 7 Sonaten von guter Invention und Manier" (Leipzig, 1696) et surtout, "Musicalisch Vorstellung einige biblischen Historien, in 6 Sonaten, auf dem Claviere zu spielen".

 

 

Ces six "Sonates Bibliques", modèle inégalé du genre descriptif, constituent probablement le meilleur titre de gloire de Johann Kuhnau. Elles sont à rapprocher du "Capriccio sur le départ du frère bien-aimé" composé en 1704 par le jeune Johann Sebastian Bach. L'avertissement au lecteur qui précède ces sonates, mélange curieux de langue germanique, de français et de latin, évoque Johann Jakob Froberger et l'univers des tombeaux chers aux luthistes français ; il donne une liste d'ingrédients musicaux à doser dans l'art de la description (mode, rythme, harmonie...) et commente les procédés d'imitation au clavier du chants des oiseaux (coucous et rossignols) ou des autres instruments (trompette... ).

 

Un texte narratif de Kuhnau - agrémenté parfois de considérations personnelles ! – résumé des épisodes de l'Ancien Testament, encadre les différentes sections musicales, dont certaines (récits de combats et scènes amoureuses !) sont très démonstratives...

     

Suonata prima - Le combat de David et Goliath - orgue

Suonata seconda - David soigne Saül par la musique - clavecin

Suonata terza - Le mariage de Jacob - orgue

Suonata quarta - La maladie mortelle d'Ezéchias - orgue

Suonata quinta - Gédéon, sauveur d'Israel - clavecin

Suonata sesta - Mort et enterrement de Jacob - clavecin

 

   

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 14:35

 

La Passacaille et Fugue en ut mineur (BWV 582) est l'une des œuvres pour ogue les plus somptueuses de Johann Sebastian Bach. Cette œuvre a été écrite entre 1716 et 1717 quand Bach a été invité à Dresde.

 

La passacaille. L'ouverture de la passacaille (une sorte d'ostinato) est un thème de huit mesures dont la première moitié pourrait provenir d'une messe pour orgue d'André Raison.

 

Part Passaca Bach

 

Ce thème est répété vingt et une fois. Ces 21 variations se composent de 7 groupes de 3 variations qui symbolisent chacune un temps liturgique : l'attente, la naissance, l'enseignement, la passion, la mort, la résurrection et la vie éternelle. Le chiffre 3, c'est la trinité que l'on va retrouver dans la fugue.

 

 

 

 

Part Bach Passa (gd format)

 

 

 

La fugue est basée sur la première moitié du thème précédent, combiné à deux contre-sujets. Cette réutilisation du même thème dans le prélude et dans la fugue est rare dans l'œuvre de Bach. Les trois sujets (sujet principal et 2 contre-sujets) représentent le Père, en valeurs longues, le fils, en sujet descendant, et l'Esprit Saint, très mobile. Les trois sujets sont exploités de façon de plus en plus serrée, et le thème du Père embrasse à la fin l'ensemble par une exposition dans l’aigu et dans le grave. Le dernier accord n'utilise que les fondamentales de l'Ut 0. Magique !

 

 

 

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 14:00

       

  du 19 au 24 août 2014  

9ème Festival de Pordic – Baie d’Armor

 

 

 

 

Mercredi 20 août 2014 | 20h00 | Chapelle du Vaudic, Pordic  

CORDES EN TRIO  

Marc Bouchkov, violon,

Adrien Boisseau, alto, et  

Léonard Frey-Maibach, violoncelle, parcourent avec nous la littérature pour trio à cordes

 

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)  

Divertimento "Puchberg" KV 563 (1788)  

Paul Hindemith (1895-1963)  

Trio N°1 Op.34

 


 

Biographies

 

Adrien Boisseau             Marc Bouchkov             Laurent Frey-Maibach

   Adrien Boisseau                Marc Bouchkov           Léonard Frey-Maibach

 


 

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)  

Divertimento "Puchberg" KV 563 (1788)  

 

Six mouvements :

1. Allegro

 2. Adagio

3. Menuet

4. Andante

5. Menuet (à deux trios)

6. Allegro

 

en  savoir plus ->

 

 


Paul Hindemith (1895-1963)  

Trio N°1 Op.34

 

Quatre mouvements :

1. Toccata. Schnelle Halbe

2. Langsam und mit großer Ruhe (Achtel)

3. Mäßig schnelle Viertel

4. Fuge. Sehr lebhafte Halbe

 

en savoir plus ->

 

 

 

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 13:57

 

 

Adrien Boisseau

 

 

Adrien Boisseau fait partie des tout meilleurs altistes de la jeune génération.

 

Né en 1991, il débute l’apprentissage de l’alto à l’âge de 5 ans et celui du piano 3 ans plus tard au Conservatoire de Nevers. À 14 ans, il est admis à l’unanimité dans la classe de Jean Sulem au Conservatoire National Supérieur de Paris. Parallèlement, il enrichit sa formation auprès de Véronika Hagen au « Mozarteum » de Salzbourg. En 2011, il obtient un 1erPrix avec les félicitations du jury et intègre la classe de Tabea Zimmermann à la Hochschule « Hanns Eisler » de Berlin. Depuis octobre 2013, il a rejoint les jeunes solistes de la « Kronberg Academy » pour étudier avec Nobuko Imaï et développer son potentiel artistique au contact de musiciens de renommée mondiale : Youri Bashmet, Antoine Tamestit, Lawrence Power, Gidon Kremer, Fazil Say, Andràs Schiff...

 

Adrien est lauréat de plusieurs concours internationaux : FMAJI 2ème Prix et Prix du Public ; Max Rostal de Berlin 1er Prix et Prix du Public; Tokyo 4ème Prix, Prix du Public et Prix pour la meilleure interprétation de l’œuvre japonaise ; Youri Bashmet de Moscou 2ème Prix ; ARD de Munich Prix de la meilleure interprétation de l’œuvre contemporaine imposée.

  

Par ailleurs, pour se perfectionner en musique de chambre, il participe à des académies prestigieuses à travers l’Europe : Santander, Verbier, Cervo, Seiji Ozawa Switzerland, Prussia Cove, La Roque d’Anthéron...

  

Il est l’invité de nombreux festivals : Festival des Arcs, Festival de Pâques et Août Musical de Deauville, Escapades musicales du Bassin d'Arcachon, Festival Juventus à Cambrai, Festival Messiaen à La Grave, Festival Tempo au Croisic, Festival « Next Generation » à Bad Ragaz, Menuhin Festival à Gstaad, « Les Vacances de Monsieur Haydn » à La Roche Posay, « Moments musicaux » à La Baule, Kissinger Sommer, Festival Beethoven à Varsovie... Il y joue aux côtés de musiciens tels que : Anne Queffelec, Olivier Charlier, Jean Mouillère, Henri Demarquette, Éric le Sage, Jérôme Pernoo, Jérôme Ducros, Christophe Coin, Jonas Vitaud, Svetlin Roussev, Adam Laloum, Alexandra Soumm...


Adrien Boisseau apparaît régulièrement en tant que soliste. Il s’est déjà produit avec les orchestres Pasdeloup, Ostinato, Solistes de Zagreb, Les Siècles, Kammerakademie Potsdam, Trondheim Symphony Orchestra, Deutsches Symphonie-Orchester, Tokyo Metropolitan Symphony Orchestra, New Russia State Symphony Orchestra, les Solistes de Moscou, Münchener Kammerorchester, Sinfonieorchester Liechtenstein, Polish Sinfonia Iuventus Orchestra...

 

En mars 2011, il a fait ses grands débuts à la Philharmonie de Berlin dans le Concerto de Léo Smit et le Double Concerto de Bruch.


Depuis 2 ans il apparaît régulièrement en duo avec le pianiste Gaspard Dehaene. Ensemble, ils ont donné la première française de l’œuvre Invisible Cities composée par Charlotte Bray au Festival Radio France de Montpellier et enregistré un premier CD consacré à Léo Smit.

  

En juin 2012 Adrien devient lauréat de la fondation d’entreprise Banque Populaire.

  

« À son jeune âge, en dehors de son habileté technique et de la beauté de sa sonorité, Adrien Boisseau est un musicien particulièrement mature et introspectif ». Jury ICMA 2014.

 

 

 

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 13:55

 

 

Marc Bouchkov

 

 

Marc Bouchkov est né en France à Montpellier en 1991, dans une famille de musiciens. Il débute ses études de violon à l’âge de 5 ans avec son grand-père Matis Vaytsner. Un an plus tard, il fait ses débuts sur scène. En 2001, Marc entre au C.N.R. de Lyon dans la classe de Claire Bernard. En 2003, à l’âge de 12 ans, Marc obtient le 1er Prix de Violon du C.N.R. de Lyon, à l’unanimité avec les félicitations du Jury. En 2006, dans le cadre des concerts de « Carnegie Small » à Paris, Marc a l’honneur de jouer pour Ivry Gitlis.

  

En 2007, à l’âge de 16 ans, il entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, dans la classe de Boris Garlitsky. Marc, dès lors, a l’occasion de se produire dans de nombreux récitals en France, en Belgique et en Allemagne. En 2007, distingue par l’Association Philharmonique de Lyon, Marc obtient une bourse d’encouragement qui lui permet de développer son évolution artistique.

  

En 2008, à 17 ans, il remporte le 1er Prix du Concours International de violon Henri Koch, à Liège. Il se produit ensuite avec Ivan Monighetti en trio, avec Elisso Virsaladze en quatuor, ainsi que sous la baguette de Peter Csaba lors du célèbre « Encuentro Musical » de Santander. Il obtient le Prix Spécial des Jeunes Solistes du Festival d’été d’Elbe, ce qui lui donne l’occasion de se produire avec “les Solistes de Moscou” sous la direction de Yuri Bashmet. En 2010, il obtient à l’unanimité le 1er Prix de violon, mention Très Bien avec les félicitations du Jury au CNSM de Paris. En 2010, il obtient le 1er Prix aux auditions des “Young Concert Artists” de Leipzig. Il poursuit ses études avec Boris Garlitsky à Hambourg, où il obtient le soutien de Brigitte Feldtmann, qui lui met a disposition un violon signé Jean-Baptiste Vuillaume. Il remporte également la bourse « Ebel-Prize ».


En 2012, Marc est lauréat du « Concours International Reine Élisabeth » à Bruxelles. En 2013 Il obtient le 1er Prix du  « Concours Musical International de Montréal ». Marc Bouchkov s’est produit avec différents orchestres dont l’Orchestre de la « Hochschule Fur Musik und Theater » de Hambourg , le Hamburger Symphoniker, « Hacettepe Senfoni Orkestrası » à Ankara, “Orchestrates Impromptu” à Paris, le Royal Orchestre Philharmonique de Liège, l’Orchestre National de Belgique et le Brussels Philharmonic.

 

Site officiel : www.bouchkov.com/  

À noter, entre autres, sur ce site, la captation vidéo remarquable d’un grand concert à Moscou en décembre 2013. Marc Bouchkov y joue le Concerto pour Violon et Orchestre n°5 de Mozart et le Concerto pour Violon et Orchestre n°5 de Vieuxtemps.

 

 

 

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 13:53

 

 

Laurent Frey-Maibach

 

 

Né dans une famille de musiciens professionnels,  Léonard Frey-Maibach commence le violoncelle à 8 ans en choisissant pour professeur Fernando Rapetti, soliste à l’Orchestre National de Lyon. L’éducation de F. Rapetti et l’ambiance musicale dans laquelle évolue Léonard Frey-Maibach dès son plus jeune âge développent en lui un talent très vite repéré par Patrick Gabard, professeur au Conservatoire de Lyon, qui l’accepte dans sa classe à 12 ans. En 2009, il est admis à l’unanimité au CNSM de Paris dans la classe de Roland Pidoux et Xavier Phillips, ainsi qu’en musique de chambre avec Jean Sulem et Valérie Aimard.

 

Après ses études à Paris, il intègre la classe du professeur Julius Berger pour deux ans à Augsburg, en Allemagne, où il obtient son diplôme de Master avec distinctions. Durant ses années d’études supérieures, il suit les classes de maître de grandes personnalités de la musique telles que Laszlo Fenyö, Sonia Wieder-Atherton, ou Lluis Claret et bénéficie des conseils d’éminents professeurs comme Wolfgang Boettcher, Boris Garlitzky ou encore Rainer Kussmaul. Léonard Frey-Maibach se distingue à plusieurs concours internationaux notamment au concours «Flame» à Paris, au Concours «Lutoslawski» de Varsovie, et au Concours «Tonali» à Hamburg. Pendant deux années consécutives il suit les classes de Julius Berger et Umberto Clerici à l’académie internationale du Mozarteum de Salzburg, ainsi que celles de Wolfgang Boettcher et Jürgen Kussmaul à l’Académie Gustav Mahler de Bolzano. En musique de chambre, il est invité à jouer dans des festivals prestigieux comme à Salzburg, Kronberg, Lisbonne, Vienne, Munich...

 

Léonard Frey-Maibach nourrit une véritable passion pour l’orchestre, il est sélectionné à l’Orchestre Français des Jeunes en 2007, l’année suivante au Gustav Mahler Jugendorchester pour 4 années consécutives avec des chefs tels que Herbert Blomstedt, Franz Welser-Möst ou encore Sir Colin Davis, puis intègre l’Académie du Philharmonique de Munich en 2011 sous la direction de Lorin Maazel et Zubin Metha. Ces années d’expérience exceptionnelles lui offrent, en 2013, le poste de Violoncelle-solo à l’Orchestre du Gewandhaus de Leipzig sous la direction de Riccardo Chailly. Léonard Frey-Maibach joue un archet de D. Bergeron et un Violoncelle de N. Lupot de 1810.

 

 

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 13:50
Note écrite à l'origine pour Les Kennedy Center Chamber Players 2006 © Richard Freed (voir le site en anglais)
     
A la fin de l'été de 1788, dans lequel Mozart a composé ses trois dernières symphonies, il a fait suivre ces œuvres remarquables par une œuvre non moins remarquable dans le domaine de la musique de chambre, le trio à cordes dominant qui en est venu à être qualifié de divertimento. Il a composé l'œuvre pour son frère de loge maçonnique Johann Michael Puchberg, auquel il empruntait désespérément de l'argent à l'époque, et au printemps suivant, il a été donné, non pas dans les salons, mais dans des salles de concert au cours de la tournée où il a également présenté deux de ses nouvelles symphonies, ou peut-être toutes les trois(1). C'est la seule composition originale pour cette combinaison d'instruments qu'il ait menée à terme et c’est, comme l’a dit Alfred Einstein, "l'une de ses plus nobles œuvres."
Cetrio à cordes, en effet, noble et chaleureux, observe le format de divertimento classique six mouvements, dont deux menuets, un mouvement lent de forme sonate et un autre sous la forme d’un thème avec variations – mais il n'a rien d'autre en commun avec la « musique de divertissement » que Mozart a composé plus tôt pour divers ensembles plus importants (en nombre d’instrumentistes). Comme l'a noté Einstein, « il s'agit d'une véritable œuvre de musique de chambre, et qui a grandi jusqu’à ces si grandes proportions du seul fait qu’elle a été conçue pour offrir quelque chose de spécial en tant que telle, l’œuvre est plus ou moins définie par son intimité sincère, et son caractère émotionnel global est en quelque sorte maîtrisé ». Tout au long des six mouvements, la substance et la profondeur de la musique respirent une telle maturité rayonnante on peut juste percevoir ici et là un soupçon de nostalgie ou de mélancolie ou, dans le mouvement de variation (l'Andante), un peu plus sombre et plus dramatique, encore plus éloigné de la notion de « musique de divertissement » - comme pour faire venir à l'esprit l'expression que Joseph Haydn, le maître et l’ami de Mozart a utilisée dans l'écriture de ses propres symphonies Londoniennes, écrites après la mort de Mozart: « la douceur d’une vieillesse honorablement gagnée ». Mozart lui-même, bien sûr, n'aura jamais connu l'expérience de la vieillesse, mais dans cette musique il nous a donné un aperçu étonnant du monde qu’il aurait pu révéler s'il avait vécu au moins aussi longtemps que, par exemple, Beethoven.
Beethoven, pour sa part, a apparemment pris K. 563 comme son modèle direct, à peu près au moment de la mort de Mozart, pour son Trio à cordes op. 3 de proportions similaires et dans la même tonalité "noble" de mi bémol. Mozart n’a écrit aucune autre musique de chambre de ces dimensions pour cordes seules - pas plus que Beethoven, jusqu'aux quatuors sans précédent de ses dernières années.

1)On ne sait pas si la Symphonie no 41 a été jouée du vivant du compositeur. Selon Otto Erich Deutsch, à cette époque Mozart se préparait à organiser une série de « concerts au Casino » dans un nouveau casino de la Spiegelgasse détenu par Philipp Otto. Mozart a même envoyé une paire de billets pour cette série à son ami Johann Michael Puchberg. Mais il est impossible de savoir si la série de concerts a eu lieu, ou si elle a été annulée par manque d'affluence.

Program note originally written for the following performance:    
The Kennedy Center Chamber Players: Beethoven & Mozart Sun., Mar. 19, 2006, 2:00 PM © Richard Freed (see the website)
       
At the end of the summer of 1788, in which Mozart composed his three final symphonies, he followed those remarkable works with one no less remarkable in the realm of chamber music, the towering string trio that came to be labeled a divertimento. He composed the work for his Masonic lodge brother Johann Michael Puchberg, from whom he was desperately borrowing money at the time, and in the following spring it was performed, not in drawing rooms, but in public halls during the course of the tour in which he also introduced two, or perhaps all three, of his new symphonies. It is the only original composition for this combination of instruments that he carried to completion and is, as Alfred Einstein put it, "one of his noblest works."
       
This indeed noble and warm-hearted string trio observes the classic divertimento format--six movements, including two minuets, one slow movement in sonata form and another cast as a theme and variations--but it has nothing else in common with the lighter "entertainment music." Mozart composed earlier for various larger ensembles. As Einstein noted, "it is a true chamber-music work, and grew to such large proportions only because it was intended to offer . . . something special in the way of art, invention, and good spirits. . . . Each instrument is primus inter pares, every note is significant, every note is a contribution to spiritual and sensuous fulfillment in sound."
While good spirits are abundantly evident and the richness of the coloring achieved with such modest instrumentation is remarkble in its own right, the work is more or less defined by its unfeigned intimacy, and its overall emotional character is somewhat subdued. Throughout the six movements, the substance and depth of the music exude such radiant maturity--just perceptibly touched here and there with a hint of wistfulness or melancholy or, in the variation movement (the Andante), something a bit darker and more dramatic, farther still from the concept of "entertainment music"--as to call to mind the expression Mozart's senior colleague Joseph Haydn used in writing of his own final symphonies, composed in London after Mozart's death: "the mellowness of old age honorably won." Mozart himself, of course, was never to experience old age, but in this music gave us a stunning glimpse into the world he might have revealed if he had lived at least as long as, say, Beethoven.
Beethoven, for his part, apparently took K. 563 as his direct model, at just about the time of Mozart's death, for his similarly proportioned String Trio in the same "noble" key of E-flat (Op. 3). Mozart wrote no other chamber music of such dimensions for strings alone--nor did Beethoven, until the unprecedented quartets of his last years.

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 13:45

 

Trio für Violine, Bratsche und Cello op. 34 "Alois Hába gewidmet. 1924"

1. Toccata. Schnelle Halbe

2. Langsam und mit großer Ruhe (Achtel)

3. Mäßig schnelle Viertel

4. Fuge. Sehr lebhafte Halbe

 

Durée : 17' (une version youtube donne 21 minutes)

 

Créé le 6.8.1924 II. Kammermusikfest der Internationalen Gesellschaft für Neue Musik Salzburg Violine: Licco Amar Viola: Paul Hindemith Violoncello: Maurits Frank

 

Première édition: 30.7.1924

• Titre : "Op. 34. / Trio für Violine, Bratsche und Violoncello" 30 pages.

• Datation: I. Satz: 12./13.4.1924; II. Satz: 24.4.1924; III. Satz: 29.4.1924; IV. Satz: 23.5.1924 éditeur : Verlag Schott Music International, Mainz

 

Considéré comme la plus forte personnalité de la musique allemande de l’entre deux guerres, Paul Hindemith aura été le chef de file du courant néoclassique. Ses oeuvres de musique de chambre souffrent d’une réelle méconnaissance. On les joue rarement, on les enregistre peu, alors qu’il s’agit d’un des catalogues les plus abondants de la littérature du XXème siècle. Pourquoi une telle situation ? (B. Fournier Histoire du quatuor à cordes, page 1007).

 

Hindemith commence par être iconoclaste (citons 1923 Minimax –Repertorium für Militärmusik, anthologie de musique militaire pour quatuor à cordes, 1925 l’Ouverture du Vaisseau Fantôme jouée à vue par un orchestre thermal de deuxième catégorie à sept heures du matin) et termine conservateur. Entre-temps, cet instrumentiste hors pair, altiste de renommée mondiale, sachant jouer de multiples instruments baroques, capable de jouer en concert la partie de clarinette de son quintette opus 30 aura écrit de très nombreuses oeuvres parmi lesquelles on retiendra Mathis le peintre. Il ne s’agit pas de Henri Matisse, mais du peintre du retable d’Issenheim. Il a écrit deux trios et sept quatuors à cordes.

 

"Avant même le début de sa carrière de quartettiste professionnel, Hindemith avait exploré le répertoire du genre et en particulier pendant la guerre (de 1916 à 1918) grâce à un officier supérieur grand amateur de musique qui lui demandait souvent de tenir la partie de premier violon pour travailler des partitions de quatuor avec quelques autres soldats appartenant à l’harmonie du régiment. Fervent admirateur de la culture française, cet officier leur avait fait ainsi découvrir le Quatuor de Debussy, et détail émouvant, alors qu’ils le jouaient dans un concert privé, ils apprirent la mort du compositeur français qui venait d’être annoncée à la radio. Avertis après le deuxième mouvement, ils s’interrompirent et Hindemith révèle avoir compris à ce moment précis la valeur universelle de la musique qui dépasse «les frontières politiques, les haines nationales et l’horreur de la guerre" (B. Fournier, op cit p.1009)

 

 

 

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 13:00

 

du 19 au 24 août 2014

9ème Festival de Pordic – Baie d’Armor

 

 

 

 

Jeudi 21 août 2014 | 20h00 | Chapelle du Vaudic, Pordic

EXODE(S)

Trio vocal Lunaris (Anaïs Bertrand, chant, Mélusine De Pas, viole de gambe & chant, Eva Zaïcik, chant), accompagné par

Victor Toussaint, percussions

 

Programme de musique vocale sacrée qui s'étendra du haut moyen-âge (Hildegarde von Bingen) jusqu'à aujourd'hui.

Composition de Raphaël Mas: Exode(s), en passant par la Renaissance (Diego Ortiz) et le XXème siècle (André Caplet). Exode(s) a fait l'objet du premier CD de l'ensemble LUNARIS.


Hildegard von Bingen (1098-1179)

Diego Ortiz (1510-1570)

Roland de Lassus (1532-1594)

André Caplet (1878-1925)

Messe à trois voix

Raphaël Mas (1984-)

 


 

Biographies


Lunaris & Victor Toussaint

Victor Toussaint

et l'Ensemble Lunaris : Anaïs BertrandMélusine de Pas, Eva Zaïcik

 

 


 

 

En savoir plus sur Hildegard von Bingen (1098-1179) ->

 

Hildergard von Bingen, la consience inspirée du XIIème siècle -> 

 

 

 

 

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