Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 13:21

 

Ce scherzo est le plus dramatique des quatre. Il a été dédié à Adolf Gutmann parce que, selon Wilhelm von Lenz, seul Adolf pouvait jouer les accords à la basse, qui dépassent l’envergure de la main gauche (ré–fa#–si–ré–fa# à la mesure 6). Adolf était un des élèves de Chopin apparemment les plus physiquement remarquables. C’est aussi le plus ironique et le plus architecturé des quatre scherzos, d’une majesté quasi-beethovénienne.

 

Le Scherzo s'ouvre sur deux questions mystérieuses auxquelles répondent deux octaves frappantes sans compromis. Le scherzo est construit sur deux éléments fortement contrastés. Le premier thème en ut dièse mineur commence par une série de forts accents et de gammes orageuses et enchaîne avec une marche rapide et héroïque. Dès que le second thème apparaît en ré bémol majeur, le calme et la sérénité effacent toute tension. Ces passages gracieux et lumineux se composent de phrases de choral richement harmonisées avec des vagues miroitantes de notes descendantes. On dit que ces phrases de choral sont l’écho de chants parfois entendus au monastère de Valdemosa. Le premier thème se répète alors, pas moins frappant que lorsqu’il apparaît pour la première fois, mais il se termine d'une manière surprenante qui mène au deuxième thème, qui est maintenant en mi majeur, et non plus en ré bémol majeur. Le second thème suit en utilisant le même motif que la partie précédente, mais le passage à la répétition en mi mineur évoque un souvenir triste qui n'existe pas auparavant. Après plusieurs passages calmes, un moment de silence, plusieurs vagues d'octaves descendantes, la coda finale déploie beaucoup d'agitation et de turbulence. Lorsque la coda atteint le mi aigu, une série d’arpèges s’élève au sol # aigu (high G#), retombe à un audacieux la à la basse, et l’œuvre se termine avec de brillants accords en ut dièse # (C#).(When the coda reaches the high E, a series of rolling waves runs up to a high G#, falls down to a daring stroke A in the bass, and concludes the work with brilliant masterstrokes in C#.)

 

 

(Source : http://www.ourchopin.com/analysis/scherzo.html)

 

  

Partager cet article

Repost 0

commentaires