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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 13:30

4ème Festival de Pordic
               25-30 août 2009


 

Vendredi 28 août 2009
20h30

                                              C
entre Culturel de
                                                      la Ville Robert




Récital Suzanne Clémenceau, piano

 

Joseph HAYDN Sonate n° 53 en mi mineur, Hob. XVI.34
   
Joseph HAYDN Sonate pour clavier en do majeur n° 58, Hob.XVI.48
   
Ludwig van BEETHOVEN Sonate n° 6 en fa majeur, op. 10 n° 2
   
Robert SCHUMANN Scènes d'enfants, op. 15
   
Robert SCHUMANN Papillons, op. 2
 

 




Suzanne CLÉMENCEAU, née en Hongrie, a commencé le piano à l’âge de 5 ans et a fait ses études avec le professeur hollandais Henry Wilhelmus et le pédagogue et pianiste hongrois Peter Bodas. Après avoir enseigné pendant plus de vingt ans en Hongrie et avoir donné de nombreux concerts (Hongrie, Autriche, Italie), elle s’est installée en Bretagne, à Saint Laurent de la Mer. Elle y a créé son école de piano il y a 4 ans et donne régulièrement des concerts dans la région.

Concert à Plérin, Côtes d'Armor,  mars 2009 (photo Ouest France)


La presse en parle


Suzanne Clémenceau interprète Chopin à Plérin – Saint- Brieuc

Musique classique vendredi, au Cap, à Plérin, avec un récital de Suzanne Clémenceau. Artiste et professeur de piano installée à Saint-Laurent, fidèle à la scène du Cap, elle revient pour un programme largement consacré à Frédéric Chopin. Après une oeuvre du Clavier bien tempéré de Jean-Sébastien Bach et une sonate fraîche et joyeuse en do majeur de Mozart, elle entraînera le public dans l'univers lyrique plein de rythmes et de poésie de Chopin : valses, mazurkas, nocturnes, impromptu, études se succéderont avec en final la magistrale Ballade en sol mineur. (Ouest-France, 13 mars 2009)

 

Suzanne Clémenceau ou le piano virtuose

Le public était nombreux vendredi soir dans la salle du Cap, pour assister au récital de piano donné par Suzanne Clémenceau. Suzanne Clémenceau […] avait choisi un programme d'oeuvres de J.S.Bach, W.A.Mozart et F. Chopin, trois compositeurs qu'elle affectionne particulièrement et qu'elle a servi avec virtuosité, sensibilité et finesse. À la rigueur du Prélude et Fugue en Fa Mineur extrait du «Clavier bien tempéré» de Bach, a succédé l'espièglerie de Mozart dans sa Sonate en Do Majeur qui a laissé la place au «Piano Roi» de Chopin. À ce dernier revenait la partie la plus importante du concert: valses, mazurkas, impromptus, préludes, études, ballades, nocturnes. Pour terminer, Suzanne Clémenceau a offert une petite pièce de B. Bartok accueillie avec enthousiasme. (Le Télégramme, 18 mars 2009)

 

 


Joseph HAYDN (1732-1809)                                                           -> biographie

 

« Bien sûr j’avais du talent. Grâce à ce talent et grâce à un labeur acharné, j’ai fait des progrès. » (Source : http://opus100.free.fr/compositeur/Haydn/)

 

Sonate n° 53 en mi mineur, Hob. XVI.34

I. Presto

II. Adagio

III. Vivace molto

 

Sonate en do majeur n° 58, Hob. XVI.48  en deux mouvements

I. Andante con espressione

II.  Rondo. Presto

Editions Henle 1,108 / Peters 3, 3

 

«En janvier 1789, alors qu'il avait abandonné le genre depuis cinq ans, Haydn reçut de l'éditeur Breitkopf, de Leipzig, la commande d'une sonate. Il la termina en avril, et elle parut chez Breitkopf en septembre. Cette sonate [...] ouvre le groupe de ses cinq dernières. Depuis ses sonates précédentes (1784), Haydn avait composé, entre autres, de nombreux trios avec piano et quatuors à cordes, ainsi que des symphonies parisiennes. Il revient donc au genre dans des conditions toutes nouvelles. L'ouvrage ne comporte que deux mouvements. Le premier (Andante con espressione à 3/4) est en forme de double variations (A-B-A'-B'-A'') sur un thème unique. Les trois sections A sont en ut majeur et les deux sections B en ut mineur, l'ensemble étant plutôt agencé comme une fantaisie, comme une improvisation libre. Le second mouvement (Presto à 2/4), le rondo-sonate le plus puissant et le plus élaboré écrit à cette date par Haydn pour clavier, apparaît tout à fait comparable aux finales des symphonies de l'époque. Avec ses tierces et octaves parallèles dans les basses, cette page tourne le dos à Mozart, et regarde plutôt vers Clementi et Beethoven.

(Source : Marc Vignal, Plaquette Sonates pour piano par Catherine Collard vol 2, Lyrinx 1990)

 

Haydn dit qu'il compose de la musique "pour que l'homme fatigué, épuisé ou accablé par ses affaires puisse profiter de quelques moments et de délassement". La profondeur est bien sûr là chez Haydn, mais la manière qu'il a d'aborder la musique fait qu'elle n'est pas assumée, voulue, revendiquée comme chez Bach ou Beethoven. Prenez un mouvement lent d'une sonate de Haydn : s'il est mélancolique, voire triste, comme celui de la sonate en fa majeur, il ne l'est jamais trop. Au fond, Haydn est un compositeur qui aime la vie, qui est heureux de vivre. C'est un homme malicieux, spontané, qui aime surprendre, plaisanter et qui traduit tout cela en musique. Les cinquante-deux sonates pour piano de Haydn qui nous sont parvenues couvrent, plus que n’importe quelle autre forme, toute la vie musicale du compositeur et, partant, brossent le portrait le plus complet de l’évolution du maître. Bien plus que Mozart, Haydn explore, innove, invente, et si les premières sonates furent écrites pour le clavecin, les plus tardives sont résolument pensées en termes orchestraux, avec d’exquises palettes de couleur et d’étonnants plans sonores ; aucun compositeur de son temps ne fut aussi hardi. Et s’il n’hésite pas à introduire de nombreuses touches polyphoniques héritées de Bach, il s’aventure sur le plan harmonique dans des sphères que l’on croyait réservées à Beethoven, Chopin, Liszt, dans des complexités rythmiques dignes des romantiques.


Piano sonatas

Haydn is best known for his string quartets and symphonies, but his piano sonatas, despite many of them following a rigid three-movement structure, show a great deal of experimentation (he also wrote nine sonatas with just two movements, and two sonatas with four movements.) The vast majority of his sonatas were written in major keys (only seven are in minor keys), and their melodic development is magnificent. Nevertheless, not many of them contain virtuoso passages, and some of them sound relatively simple. This does not detract from their musicality, but it may explain why Haydn's piano sonatas are not performed very often. Describing Haydn's piano sonatas is very complex. They cover a vast amount of musical styles and material, ranging from short, simple works to more complex thematic developments and variations. Some of them, such as Sonata no. 16, contain very short movements; in fact, many of the early sonatas are less than eight or ten minutes long, and nos. eight and nine are less than six minutes long. Most of the later works are much longer, with some of them attaining 20 minutes or more. Yet there is no rule - Haydn clearly developed his works as he saw fit, avoiding any generalizations. Haydn was not a pianist of any distinction, nor a very successful composer of instrumental concertos, but his piano sonatas--and there are more than 60 of them--are much finer than those of Mozart, who was one of his era's greatest keyboard virtuosos. The reason for this is simple. Mozart wrote his keyboard concertos for himself and his sonatas for students. Haydn, on the other hand, was constantly stimulated to write piano music for gifted amateurs, though in those days amateurs were often as good as the professionals, particularly women for whom a concert career was out of the question.

 


Ludwig van BEETHOVEN (1770-1827)                                   -> biographie

 

Sonate n° 6 en fa majeur, op. 10 n° 2

 

Composée en 1796-1798

Dédiée à la comtesse Anna Margarete von Browne

 

—Allegro

—Allegretto

—Presto

 

On trouve tout naturellement dans cette savoureuse sonate, d’humeur joyeuse, la trace de l’influence de Josef Haydn, et de la joie de vivre qu’on lui associe. Par exemple, la sonate en fa majeur de Haydn lui ressemble par la structure rythmique et la succession des tonalités.

1. D’entrée de jeu, l’allegro initial fait apparaître un motif « parlant » —Toc Toc — Qui est là ?— Toc toc — Qu’est-ce encore ? — C’est un jeune gars – plus gai que l’aurore, suivi d’un thème où le trille semble véritablement rire (allegro, mes. 65 et suiv.). Suit une « fausse réexposition » avec le deuxième triolet « remonté ».

2. Le deuxième mouvement est un allegretto en fa mineur de caractère sombre. Là encore, en changeant une seule note (allegretto, voir les mesures 90 et 114) Beethoven obtient un effet d’une beauté troublante.

3. Le finale presto est une fugue volontairement mal ficelée (octaves parallèles). — Mais c’est défendu !, lui dit un visiteur ; – Et par qui ? – Euh, par Albrechtsberger, par Salieri, par … — — Eh bien moi, je les permets !

(Adapté des «Sonates de Beethoven » par Paul Badura-Skoda, éd. J.C. Lattès)



Robert SCHUMANN  (1810-1856)                                              -> biographie

 

Scènes d’enfants, op. 15

 

Les Scènes d'enfants (Kinderszenen), op. 15, écrites en 1838, datent d'une période tourmentée de la vie du musicien, contrastant ainsi avec le caractère apaisé de l'œuvre, où Schumann, amoureux de Clara, se voit refuser sa main par son père. Les titres n'ont été donnés qu'a posteriori par le compositeur. L’oeuvre est composée de treize brèves pièces :

 

Gens et pays étrangers (Von fremden Ländern und Menschen)

Curieuse histoire (Kuriose Geschichte)

Colin-maillard (Hasche Mann)

L'enfant suppliant (Bittendes Kind)

Bonheur parfait (Glückes genug)

Un évènement important (Wichtige Begenbenheit)

Rêverie (Träumerei)

Au coin du feu (Am Kamin)

Cavalier sur le cheval de bois (Ritter vom Steckenpferd)

Presque trop sérieusement (Fast zu ernst)

Croquemitaine (Fürchtenmachen)

L'enfant s'endort (Kind im Einschlummern)

Le poète parle (Der Dichter spricht)

 
(Source Wikipedia)

 

Toutes les Scènes d’enfants dérivent thématiquement du motif descendant de la première pièce « Des pays et des gens étranges » où l’on retrouve une nouvelle forme du motif de douleur amputé de sa première note. Ne s’intéressent à l’enfance que ceux qui l’ont perdue, mais ne l’ont pas reniée. Contrairement à celles de l’Album pour la Jeunesse, les pièces des Scènes d’enfants ne peuvent être ni jouées ni écoutées par des enfants. Que l’on compare le voile de terreur douloureuse des Scènes et la banalité descriptive (sauf exceptions) des pièces de l’album ! La différence est dans le regard.

La dialectique du proche (Nähe) et du lointain (Ferne) marque toute la musique pour piano de Schumann. [Il ne s’agit pas] de la manifestation de la douleur du schizophrène incapable d’être à bonne distance de l’autre. La confusion du proche et du lointain est plus esthétique que pathologique : « Le poète unit le proche au lointain » (Hölderlin : l’Archipel) ; il s’agit plus que d’une alternance, d’une véritable identité entre proche et lointain.

Von Fremden Ländern und Menschen. Ces pays étranges, on y pénètre dès le début de la phrase par des notes étranges, étrangères, troublant la tonalité. Do dièse et Si bémol (sous dominante altérée) ne sont pas des notes d’emprunt, des ornements par rapport à la structure tonale fermement majeure, elles déportent la tonalité, l’entraînent vers un point de fuite ou d’exil, vers une tonalité fantôme, appelée, mais dont la venue n’aura pas lieu. D’emblée, on est dans le ton, et pourtant on demeure ailleurs. […] C’est le Fremde de Hölderlin qu’on atteint. Non la douleur d’avoir perdu son origine, mais la reconnaissance que le natal est la douleur.

(Source : Michel Schneider La tombée du jour : Schumann collection La librairie du XXème siècle aux Éditions du Seuil)

Scènes d’enfants, Op. 15

Robert Schumann Kinderszenen ("Scenes from Childhood"), Opus 15 by Robert Schumann, is a set of thirteen pieces of music for piano written in 1838. In this work, Schumann provides us with his adult reminiscences of childhood. Schumann had originally written 30 movements for this work, but chose 13 for the final version. Schumann had originally labelled this work Leichte Stücke (Easy Pieces). Likewise, the section titles were only added after the completion of the music, and Schumann described the titles as "nothing more than delicate hints for execution and interpretation". Movements:

(Of Foreign Lands and Peoples), G major

(A Curious Story), D major

(Blind Man's Bluff), B minor

(Pleading Child), D major

(Happiness), D major

 (An Important Event), A major

(Dreaming), F major

(At the Fireside), F major

(Knight of the Hobbyhorse), C major

(Almost Too Serious), G-sharp minor

(Frightening), E minor

(Child Falling Asleep), E minor

(The Poet Speaks), G major

Dreaming (Träumerei) is one of Schumann's best known pieces.

 

 

Papillons, op. 2

 

Les "Papillons" furent écrits sur une période s'étalant de 1829 à 1831, en partie à Heidelberg et en partie à Leipzig. Cette oeuvre n'est pas une musique à programme et ne traite pas non plus des ébats de jolis insectes. C'est le thème romantique par excellence, qui exprime la dualité de la personne, l'incertitude dans la connaissance de soi, la hantise du double. Schumann ne cherche pas à illustrer un texte mais plutôt à créer un état d'âme. Les "Papillons" furent inspirés par l'avant-dernier chapitre du roman de Jean Paul (Richter) : Flegeljahre (L'âge ingrat). Schumann écrivait : "Le fil qui entoure mes Papillons est difficile à saisir si l'interprète ne sait pas qu'ils sont nés de cette lecture." Dans cette scène du bal masqué, trois personnages évoluent : Walt et Vult échangent leur masque pour séduire la fiancée Wina.

Pour connaître le texte de Jean Paul, voir "Au delà des notes" Carnaval de Schumann par Jacques Chailley - texte original en allemand et traduction par Marcel Beaufils - Edition Leduc.)

(Source Wikipedia)

 

Une écoute psychanalytique des "Papillons" de R. Schumann

 La musique de Schumann fait entendre la voix de la disparition, voix de très loin, appartenant à un autre monde qui est presque un au-delà, et qui y retourne.

La mère de Schumann ne s’y est pas trompée ; recevant les Papillons, elle écrit : « Weisener m’a joué les Papillons sur ton ancien piano ; je ne puis que me laisser guider par mes impressions, car je ne comprends pas une seule note. Oh ! certes, il y a dans ce morceau des choses qui m’ont fait monter les larmes aux yeux, mais c’est la fin surtout qui m’a plongée dans une grande, une profonde mélancolie. Ces accents qui s’éloignent, qui vont s’éteignant, sont l’image de la vieillesse : chaque année un son expire, jusqu’au jour où l’on ne nous entendra plus.  Heureux qui laisse derrière soi de longues résonances et lègue son pouvoir à des âmes d’élite. Puissent mes dernières heures être pareilles à ces lointains murmures….. ».

Il y a chez Schumann d’autres traits musicaux qui disent la disparition. Ils concernent la forme même de l’œuvre. Ainsi de la juxtaposition de moments de musique que tout oppose : tonalité, rythme, tempo. À propos des Papillons (dont la difficulté tient à ces distances extrêmes entre états d’esprit contraires qu’il faut parcourir instantanément), Schumann parlait d’auto-effacement. Par ces changements brusques et ces couleurs bigarrées, l’auditeur a encore en tête la page précédente quand l’interprète est déjà loin dans la suivante ; suite de sauts, de dérives […] passage de tonalités dépourvues de toute parenté, montage de motifs opposés, c’est comme si une loi s’imposait : que le plus proche soit le plus étranger ; que l’élément contigu soit à une infinie distance.

(Source : Michel Schneider La tombée du jour : Schumann collection La librairie du XXème siècle aux Éditions du Seuil  pp 99-102)

D'autre extraits de cette écoute psychanalytique de Schumann (Michel Schneider La tombée du jour : Schumann) sont disponibles en cliquant sur le lien.

Papillons, Op. 2

Papillons, Op. 2, is a suite of piano pieces written in 1831. Meaning 'butterflies', Papillons is meant to represent a masked ball and was inspired by the novel Flegeljahre by Jean Paul. The suite begins with a six-measure introduction before launching into a variety of dance-like movements. Each movement is unrelated to the preceding ones, except for the finale, in which the theme of the first movement returns. This movement starts out by quoting the theme of the traditional Grossvater Tanz (Grandfather's Dance), which was always played at the end of a wedding or similar celebration. Schumann quoted some themes from Papillons in his later work, Carnaval, Op. 9, but none of them appear in the section of that work titled "Papillons". The main waltz theme from the first movement in Papillons was quoted in the section "Florestan", with an explicit acknowledgment written in the score, and again in the final section, "Marche des Davidsbündler contre les Philistins", but without acknowledgment. The Grandfather Dance also appears in the final section, with the inscription "Thème du XVIIème siècle".

 

 

 

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