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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 14:15

4ème Festival de Pordic
               25-30 août 2009


 

Mardi 25 août 2009
20h30

                                              C
entre Culturel de
                                                      la Ville Robert




Récital Jacqueline Bourgès-Maunoury, piano


Joseph HAYDN Variations en fa mineur
(Variationen f-Moll, Hob. XVII:6)
   
Felix MENDELSSOHN  Variations sérieuses, op.54
   
César FRANCK Prélude, fugue et variation, op.18,
transcription pour piano
   
Robert SCHUMANN Etudes Symphoniques, op.13
   



Disciple de Louis Hiltbrand, grand ami et successeur de Dinu Lipatti au Conservatoire de Genève, Jacqueline BOURs-Maunoury a toujours privilégié la recherche musicale et sonore, par une technique et une approche bien différentes des pianistes de sa génération.

Après des débuts remarqués à l’âge de 13 ans au Théâtre des Champs-Élysées dans un Concerto de Mozart, elle obtient à l’unanimité, en 1974, une licence de concert à l’Ecole Normale de Musique et entre au Conservatoire de Genève où elle découvre une exigence de vérité tant humaine que musicale. Elle y obtient, en 1976, un Premier Prix de Virtuosité avec les plus hautes distinctions. Après avoir suivi diverses master classes auprès de Karl Engel, puis de Leon Fleisher, c’est avec Jean Fassina qu’elle va entreprendre, loin de la scène, un long travail basé sur la grande école du piano polonais. Elle fait sa rentrée en 1983 dans deux Concertos de Bach sous la direction de Claire Gibault. Ces concerts sont, à chaque fois, un événement et suscitent l’enthousiasme unanime de la critique.

Jacqueline Bourgès-Maunoury est l’invitée de grands Festivals (Marais, Sceaux, Ravel en Aquitaine, Flaine, Périgord Noir, Royan, Avignon,…) et se produit avec un vif succès dans les salles les plus prestigieuses en France et à l’étranger. Partenaire de grands noms tels qu’Alain Marion, Jean-PierreWallez, Susan Graham… sa carrière l’a emmenée à Genève, Bruxelles, Francfort, Rome, Florence Palerme, Lisbonne, Bucarest, Belgrade, Sarajevo, Marrakech, Agadir etc... Elle se produit en Récital, en Formation de Chambre, que ce soit en Duo (avec violoncelle, ou avec voix), en Trio (avec violon, violoncelle ou avec flûte et clarinette). Elle effectue régulièrement des enregistrements pour la radio (Radio Classique, France Musique, Radio Suisse Romande), la télévision (TV5 Europe, France 3, Direct 8). Outre ses activités de concertiste, elle est titulaire du C.A. et enseigne à l’ENM de Créteil.

                                                                                   Au Festival de Pordic, août 2007 (photo Alain Faleur)

 

Les enregistrements de Jacqueline Bourgès-Maunoury   


- Felix Mendelssohn : Préludes et Fugues, op. 35 et Fantaisie, op. 28 (Adda-Musidisc)


- Robert Schumann : Etudes symphoniques, op. 13 et Carnaval, op. 9 (Gallo 1996)


-  Chopin : 24 Préludes, op. 28
- Rachmaninov : 6 Moments Musicaux, op. 16 (Loreley Production distribué par Harmonia Mundi).


avec Xenia Jankovic, violoncelle
- Chostakovitch  
 : Sonate pour violoncelle & piano, op 40 en ré mineur 
- Rachmaninov  : Sonate pour violoncelle & piano op 19 en sol mineur, Vocalise op 34 
(Saphir productions)


Les prochains concerts de Jacqueline Bourgès-Maunoury


Vendredi 19, Lundi 22 juin 2009 à 20 h 30 à la Sainte-Chapelle à Paris :

Récital Chopin, Schumann, Franck

 

La presse en parle

 

"Les passages de cet artiste d'exception qu'est Jacqueline Bourgès-Maunoury sont si rares qu'il ne faut pas en manquer un! Mardi soir, en récital à la Halle aux Grains, elle commence par la 2ème légende de Liszt, […] Tout est joué avec une grande musicalité, les nuances sont superbes. L'artiste enchaîne avec quatre des six "Moments musicaux" opus 16 de Rachmaninov (1896). […] La pianiste se joue avec une aisance remarquable des traits techniques les plus extravagants. Les "Préludes opus 28" de Chopin concluent la soirée. […] Musique à l'état pur, qui échappe à toute classification. […] L'artiste rend parfaitement tous les aspects de cet ensemble inclassable, tantôt poétiques et rêveurs, tantôt enfiévrés. C'est très beau. A quand le prochain passage parmi nous ?" (La Nouvelle République du Centre)

 

« Une virtuose qui a tout pour elle à commencer par le nécessaire dépassement de la virtuosité […] Les Concertos de Bach sont révélateurs d’un style rarissime, fait à la fois d’une fabuleuse rigueur rythmique (sa tenue des tempi est impressionnante) et d’une sensibilité lumineuse et retenue. Bach, joué au piano, avait pris une dimension authentique sous les doigts de Glenn Gould ; il la retrouve – et je pèse la comparaison – sous ceux de Jacqueline Bourgès-Maunoury » (La Montagne - Clermont-Ferrand) 

 


Joseph HAYDN (1732-1809)                                                            -> biographie

« Bien sûr j’avais du talent. Grâce à ce talent et grâce à un labeur acharné, j’ai fait des progrès. » (Source :  http://opus100.free.fr/compositeur/Haydn/)

 

Variations en fa mineur

 

Les Variations en fa mineur de Haydn datent de 1793, postérieures donc à la plupart de ses sonates, mais ne furent publiées qu’en 1799. La partition autographe est intitulée «sonate», mais une version ultérieure parue la même année porte en sous titre «un piccolo divertimento» (elles sont pourtant beaucoup plus qu’une simple pochade de divertissement) alors qu’un autre exemplaire porte la mention «variations», pleinement justifiée par sa forme, et sous laquelle elle passera à la postérité. Par leur caractère contrasté, porté tantôt sur l’épanchement ou la confidence et tantôt sur un dramatisme d’une grande modernité annonçant distinctement le romantisme naissant, alimenté par deux thèmes opposés, l’un en fa mineur, et l’autre en fa majeur, ces variations sont en fait doubles. Les deux thèmes sont exposés tour à tour, puis variés alternativement chacun deux fois. Suit un retour du thème mineur puis une très vaste et remarquable coda, d’inspiration « Sturm und Drang », tragique et désolée à souhait. L’oeuvre s’achève sur le ton de la confidence, comme dans un murmure. Par l’ampleur du propos et l’utilisation d’un très large registre expressif, liée aux deux thèmes en contraste, ces doubles variations, bien au-delà de la pièce de genre, aspirent à la grandeur d’un véritable morceau de concert.

                                                           Variations in F minor for piano
 

Franz Josef Haydn composed his Andante con variazioni for piano in F minor in 1793. Although he composed the works with pianist Barbara von Ployer in mind, there is reason to believe that the work was secretly dedicated to another woman altogether, Marianne von Genzinger, the woman thought to be Haydn's last great love. Genzinger was a fine pianist for whom he had already written the sublime Piano Sonata in E flat major, and his Andante con variazioni was composed shortly after Genzinger's death at 42 early in 1793. In his last letter to her, Haydn had asked her to send "the final big Aria in F minor" from his tragic opera L'anima del filosofo (The Spirit of the Philosopher), his setting of the Orpheus myth. In the Andante con variazioni, Haydn takes as one of his themes a modified version of a phrase from the final Aria "Perduto un' altra volta" the aria in which the inconsolable Orpheus, having lost his Eurydice, yearns for death. A set of double variations on a pair of themes alternating between Orpheus' theme in F minor and a consoling theme in F major, the Andante allows only two variations for each theme before the enormous and heartrending coda, a rhapsodic outpouring of grief and rage that ultimately collapses into a quiet, final leave-taking at the end. Not only is the Andante con variazioni the deepest and most profound set of variations for piano composed between Bach and Beethoven, it is Haydn's greatest work for piano and one of the high points of his entire oeuvre. 

 


Felix MENDELSSOHN (1809- 1847)                                          -> biographie

 

Variations sérieuses, op. 54

 

Voici ce que dit des Variations sérieuses, opus 54 Vladimir Jankélévitch : "En intitulant Variations sérieuses son opus 54, Mendelssohn nous avertit implicitement qu’il ne faut pas s’attendre à trouver dans ces dix-sept pièces l’humour des scherzos et de la burla : la plaisanterie est pour une fois mise en vacances ; la tonalité dément toute velléité de jeu ; à la cyclothymie de l’humoresque lunatique, qui tour à tour rit et pleure, à la désinvolture du capriccio, les Variations sérieuses opposent leur style soutenu".

 


César FRANCK  (1822-1890)                                                           -> biographie

 

Prélude, fugue et variation, op. 18, transcription pour piano

 

Le Prélude, Fugue et Variation, op. 18, est une composition pour orgue écrite par César Franck et dédiée à Camille Saint-Saëns. Écrite entre 1860 et 1862, cette œuvre est constituée de quatre mouvements dans le ton de si mineur, mais qui doivent être joués enchaînés, car ils sont conçus comme un seul élément (enchaînement des tonalités, pédales, etc.).

 

L’œuvre est élaborée selon les formes et principes mis en place à la période baroque, d’après le modèle utilisé et développé par Jean Sébastien Bach dans ses compositions pour orgue :

    Prélude de choral : préparation du musicien à jouer l’ensemble instrumental.

    Choral : ordinairement considéré comme le centre de l’œuvre, le choral ici représenté est très court en durée, puisqu'il est composé de neuf mesures (trois périodes).

    Fugue : développement contrapuntique au sein de l’ensemble.

    Variation sur choral avec rythme imposé : écriture réalisée selon le même modèle de la variation pour orgue Ich ruf’ zu dir Herr Jesu Christ de Bach.

 

(Source : Wikipedia)

 

Des extraits de la partition sont accessibles sur Wikipedia ; il s’agit des transcriptions pour piano (et non des réductions) de la partition d’orgue.

 


Robert SCHUMANN (1810-1856)                                                -> biographie

 

Études Symphoniques, op 13. 

 

Les Études Symphoniques qui furent aussi appelées Études en forme de variations, se développent à partir d'un thème du Capitaine Baron Von Fricken, flûtiste et compositeur amateur, père d'Ernestine, la première fiancée de Robert Schumann. Ce dernier écrivit au Baron : "Le thème a du caractère et du sentiment [...] Je viens moi-même d'écrire de votre thème des variations que je compte appeler pathétiques, et j'ai essayé d'exprimer ce pathétique en différentes couleurs" … Une oeuvre effectivement aussi très colorée, emplie de contrepoints et canons internes où le compositeur transforme avec talent le piano en grand orchestre symphonique...

(Source : Pianobleu)

 

La dialectique du proche (Nähe) et du lointain (Ferne) marque toute la musique pour piano de Schumann. [Il ne s’agit pas] de la manifestation de la douleur du schizophrène incapable d’être à bonne distance de l’autre. La confusion du proche et du lointain est plus esthétique que pathologique : « Le poète unit le proche au lointain » (Hölderlin : l’Archipel) ; il s’agit plus que d’une alternance, d’une véritable identité entre proche et lointain.

Von Fremden Ländern und Menschen. Ces pays étranges, on y pénètre dès le début de la phrase par des notes étranges, étrangères, troublant la tonalité. Do dièse et Si bémol (sous dominante altérée) ne sont pas des notes d’emprunt, des ornements par rapport à la structure tonale fermement majeure, elles déportent la tonalité, l’entraînent vers un point de fuite ou d’exil, vers une tonalité fantôme, appelée, mais dont la venue n’aura pas lieu. D’emblée, on est dans le ton, et pourtant on demeure ailleurs. […] C’est le Fremde de Hölderlin qu’on atteint. Non la douleur d’avoir perdu son origine, mais la reconnaissance que le natal est la douleur.

Chez Schumann comme chez aucun autre compositeur, le propre [l’intime] est noué à l’étranger. Il y a un double mouvement : d’une part, on entend les harmonies ou les rythmes étranges en sachant pourtant de toujours ce qu’ils signifient, d’autre part, on reconnaît une voix intime, et on ne comprend rien à ce qu’elle dit. Sa musique rend étranger le propre [l’intime], par la dérision, l’emphase voulue ; mais elle considère l’étranger comme le seul propre, par l’emploi fréquent des dissonances ou des formules rythmiques haletantes. Telle, dans la cinquième variation des Études Symphoniques, celle en 3/8 croche pointée, double croche, croche, qui jouée sur un rythme accéléré, a tendance souvent, comme par exemple chez Cortot, à se transformer en pulsation binaire, alors qu’il faut lui garder cette incertitude de cœur désaccordé, serré par l’angoisse. Du lointain (Ferne) à l’étranger (Fremde) il n’y a qu’un pas, mais ce pas fait verser hors du monde.

(Source : Michel Schneider « La tombée du jour : Schumann » collection La librairie du XXème siècle aux Éditions du Seuil  pp. 164-165)

 

D’autres extraits de cette écoute psychanalytique de Schumann (Michel Schneider La tombée du jour : Schumann) sont disponibles en cliquant sur le lien.  


                                                                   Symphonic Studies, op. 13
 

Schumann's editorial duties, which kept him occupied during the summer of 1834, were interrupted by his relations with 16-year-old Ernestine von Fricken, to whom he became engaged. She was the adopted daughter of a rich Bohemian, from whose variations on a theme Schumann constructed his own Symphonic Studies. Schumann broke off that engagement due to his growing attraction to 15-year-old Clara Wieck. Flirtatious exchanges in the spring of 1835 led to their first kiss on the steps outside Wieck’s house in November and mutual declarations of love the next month in Zwickau, where Clara appeared in concert. Having learned in August that Ernestine von Fricken’s birth was illegitimate, which meant that she would have no dowry, and fearful that her limited means would force him to earn his living like a ‘day-labourer’, Schumann engineered a complete break towards the end of the year.

(Source : Wikipedia)

  

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