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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 17:50

Brittany Mélodies :

2002-2012, 10 ans de musique classique à Pordic

 

7ème Festival de Pordic

du 21 au 26 août 2012 

 

 

 

DIMANCHE 26 AOUT | 20H30 | Centre Culturel de la Ville Robert

 

Deux pianos pour dire le monde

par Jean-Sébastien Dureau et Vincent Planès, pianos

 

Robert Schumann (1810−1856)

Six études en canon Op.56 (transcription pour deux pianos de Claude Debussy)

 

Wolfgang Amadeus Mozart (1756−1791)

Sonate pour deux pianos KV 448 (1781)

 

Johann Sebastian Bach (1685−1750)

Contrepoint XIV (Art de la Fugue), (arrangement pour deux pianos de W. Frey)

 

Ferruccio Busoni (1866−1924)

Fantasia Contrappuntistica (1910) (version pour deux pianos)

 

Après les Etudes Op 56 de Robert Schumann, transcrites par Debussy, vision de l’héritage classique où transparaît l’amour de Bach, la lumineuse Sonate pour deux pianos K.448 de Mozart nous prouvera que la musique c’est plus que la musique. Enfin, la boucle se refermera sur Bach et la modernité avec le Contrepoint XIV de l’Art de la Fugue, vis-à-vis de la monumentale Fantasia Contrappuntistica (1910) de Busoni, à la fois hommage et tentative de couronnement de l’Art de la Fugue.

 


 

La complicité musicale des deux pianistes Jean-Sébastien Dureau et Vincent Planès est née de leur rencontre à Bloomington, Indiana University, en 1999. Ils ont fondé en 2005 le Festival de Musique de Chambre du Larzac qui accueille tous les étés des musiciens venus du monde entier pour une résidence et des concerts de musique de chambre. Assurant ensemble la direction artistique de ces rencontres atypiques, ils ont également choisi de se produire en duo à quatre mains et deux pianos dans des programmes caractéristiques de leur recherche commune : mettre en regard les transcriptions de Bach par Kurtág avec ses pièces originales, proposer la Grande Fugue de Beethoven à quatre mains entre Kosmos de Peter Eötvös et les Mécaniques Célestes de George Crumb… Chacun de leurs programmes fait ainsi l’objet d’un soin tout particulier reflétant leur envie d’éclairer singulièrement les différentes époques du répertoire. Cette démarche les a conduits à être régulièrement invités sur France Musique pour interpréter et commenter les répertoires qu’ils défendent et à se produire sur des scènes comme le Festival Musica de Strasbourg ou le Muziekgebouw d’Amsterdam. Ils ont eu la chance de travailler les pièces qui composent leur premier disque Play with Infinity avec György et Márta Kurtág, après que le compositeur leur eut confié les deux derniers cahiers des Játékok ainsi que de nouvelles transcriptions, ouvrages alors inédits.  Ils ont également pu travailler avec Peter Eötvös la pièce Kosmos pour deux pianos.

 

Jean-Sébastien DureauJean-Sébastien Dureau commence ses études musicales à Lyon, où il est né. Il obtient en 1996 un premier prix de piano et de musique de chambre au CNSM de Paris, dans les classes de Jean-François Heisser, Christian Ivaldi et Alain Planès, et suit le cycle de perfectionnement avec Géry Moutier au CNSM de Lyon. Il rencontre en 1998 le célèbre pianiste et pédagogue hongrois György Sebök et décide de suivre son enseignement à Bloomington, aux Etats-Unis. Sous cette influence majeure, il étudie deux années à l’Université d’Indiana et travaille notamment avec János Starker, Reiko Neriki, Franco Gulli, et Leonard Hokanson. Il y obtient en 2001 l’Artist Diploma. Lauréat du Concours International Maria Canals de Barcelone, il a également reçu la Bourse Lavoisier du Ministère des Affaires Etrangères et le soutien de la Fondation Hewlett Packard ainsi que du Mécénat Musical Société Générale.

Il se produit régulièrement en France et à l’étranger (Festival Musica, Festival Radio-France à Montpellier, Sterian Chamber Music Festival en Autriche, au Festival d’Ile de France…), et participe à de nombreux enregistrements radiophoniques (France Musique, Radio Classique, Deustchland Rundfunk…).

Il est passionné de musique de chambre et de lied, et son goût pour la musique d’aujourd’hui l’a amené à collaborer avec de nombreux compositeurs. Il a notamment créé des pièces d’Eric Dartel, Lùis Rizo-Salom, Joël Merah et György Kurtág.

Il a enregistré un disque produit par le CNSM de Lyon consacré aux Variations Goldberg ainsi qu’à deux pièces de György Kurtág, écrites à sa demande pour encadrer l’oeuvre de Bach. Depuis 2008, il est professeur de piano au Conservatoire de Musique de Genève et enseigne également le piano complémentaire au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris.

 

Vincent PlanèsNé en 1975, Vincent Planès a débuté le piano à Annecy, sa ville natale. Après ses études au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon, il est parti se perfectionner à l’Université d’Indiana aux Etats-Unis grâce aux soutiens du Mécénat Musical Société Générale et du Ministère des Affaires Etrangères.

Au cours de son cursus à Bloomington, sanctionné par un Performer Diploma et un Master of Music, il a eu le privilège d’être l’élève de Menahem Pressler, pianiste du Beaux-Arts-trio, et d’accompagner régulièrement la classe du violoncelliste János Starker, figure déterminante pour son parcours musical. Il vient de consacrer cinq années à la préparation d’un doctorat d’accompagnement au New England Conservatory de Boston où il a reçu le Presser Award qui récompense chaque année un étudiant de chacune des grandes institutions musicales américaines. En tant que pianiste collaborateur, il a joué dans quelques-unes des plus grandes salles d’Europe et d’Amérique : Carnegie Hall de New York, Jordan Hall de Boston, Wigmore Hall de Londres, Kumho Art Hall de Séoul, Auditorium du Louvre, Kennedy Center de Washington D.C. Il a eu la chance de se produire avec des personnalités musicales telles que Joel Krosnik, violoncelliste du Juilliard Quartet, Ronald Leonard, violoncelliste solo de l’Orchestre Philharmonique de Los Angeles et Mathieu Dufour, flûtiste solo de l’Orchestre Symphonique de Chicago. Il a également joué avec l’altiste Kim Kashkashian au Congrès International d’alto de Montréal et effectué une tournée de concerts en Floride avec le violoniste Itzhak Perlman. Sous la direction de ce dernier, il participe aussi à la formation de jeunes talents du monde entier en tant qu’accompagnateur au Perlman Music Program.

Depuis 2007, il est professeur au Conservatoire Maurice Ravel de Bayonne.

 

 


 

Robert Schumann (1810−1856)                                                     -> biographie

Six études en canon Op.56 (transcription pour deux pianos de Claude Debussy)

 

En 1845, Schumann compose coup sur coup des cycles de pièces pour piano à pédalier, invention récente du facteur Pleyel. Ces pièces se distinguent des recueils précédents de l'auteur par leur volonté d'abstraction : fugues, canons : l'un des recueils de 1845 se compose même de ″6 fugues sur le nom de BACH″ (op.60), figure emblématique, pour les romantiques, du contrepoint et de la rigueur d'écriture, contrepoint que Schumann a toujours pratiqué ″avec beaucoup de naturel″, selon ses propres dires mais jamais de manière ″abstraite″. En 1845, ayant abandonné depuis un an ses fonctions à la ″Neue Zeitschrift für Musik″, il n'est plus le militant ″des Compagnons de David contre les Philistins″, de la ″musique de l'avenir″, mais part dans une sorte d'ascèse compositionnelle. Malgré le fait que les ″6 Etudes canoniques″ sont plus des études pour leur auteur que pour leur interprète, on y retrouve la poésie, la fantaisie schumannienne, dont l'écriture en canon n'est qu'un prétexte, un jeu d'écriture. Le piano à pédalier n'ayant pas connu de succès, ces pièces seront jouées surtout à l'orgue, parfois au piano (à trois mains), voire à deux pianos.

(Source : Médiathèque Cité de la Musique)

 

Le fichier Six études en forme de canon pour piano ou orgue à pédales pouvant être jouées à 3 mains : Op. 56. 1891. (format PDF) est accessible sur BNF Gallica ; il indique une réduction à 4 mains par Georges Bizet et à 2 pianos 4 mains par Claude Debussy.

 

 


 

Wolfgang Amadeus Mozart (1756−1791)

Sonate pour deux pianos KV 448 (1781)

 

La sonate en ré pour II pianos K. 448 est une œuvre beaucoup plus intéressante [que l’allegro K. 400]. Contrairement aux sonates pour violon et piano, qui sont des œuvres de laboratoire, destinées à un éditeur, celle-ci a été composée pour être donnée en public dans une soirée du 23 novembre [1781], où il l’a exécutée avec une excellente pianiste, Melle Aurnhammer (la dédicataire de ses sonates pour violon  et piano). Il n’était donc pas question pour lui d’effaroucher les Viennois avec les accents dramatiques, voire tragiques de ces dernières sonates (…) -> lire la suite…

 

Pour aller plus loin : la Sonate pour deux pianos KV 448 de Mozart a fait l’objet de débats tout à fait étonnants, voire dérourants pour un non-médecin. Cette sonate a-t-elle un effet positif sur la santé ? En voici une synthèse publiée en 2001 sur le site de la très britannique et très sérieuse The Royal Society of Medicine. Compte tenu de la difficulté de certains termes techniques pour un non-médecin, j’ai joint le texte anglais qui bien sûr fait seul autorité -> lire le texte…

 

 


 

Johann Sebastian Bach (1685−1750)

Contrepoint XIV (Art de la Fugue), (arrangement pour deux pianos de W. Frey)

 

 

 


 

Ferruccio Busoni (1866−1924)

Fantasia Contrappuntistica (1910) (version pour deux pianos)

 

 

 

 

 

 

 

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