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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 18:40

 

6ème FESTIVAL DE PORDIC

CINQ CONCERTS DU 23 AU 28 AOÛT 2011

et une journée pro bono le 25 août

 

  

Mardi 23 AOÛT 2011, à 20h30, à la Chapelle du Vaudic

LES VOIX DU SACRÉ (III) : DE BINGEN À BARTÓK, VOX DEI, VOX POPULI

par l'Ensemble Lunaris (Anaïs Bertrand, mezzo, Mélusine de Pas, voix et vièle à archet, Eva Zaïcik, soprano)

   

Hildegard von Bingen (1098-1179)

O vis aeternitatis


Zoltán Kodály (1882-1967)

Ave Maria

Vizkereszt
Vocalise numéro 3

Isten kovacsa


Hildegard von Bingen (1098-
1179)

Quia ergo feminae

 

Llibre vermell de Montserrat (compilation datant de 1399)

Introduction du Llibre vermell de Montserrat (littéralement le livre rouge..)

«Parce que les pèlerins souhaitent chanter et danser pour rester vigilants la nuit dans l'église de la bienheureuse Marie de Montserrat, mais également à la lumière du jour. De plus, les chants ne sont autorisés dans l'église que s'ils demeurent chastes et pieux. C'est pour ces raisons, plus ou moins bonnes, que ces chants ont été composés. Ils doivent donc être utilisés avec modestie, en prenant garde de ne pas perturber ceux qui sont plongés dans la prière ou dans la dévotion contemplative.»

O virgo splendens (le n° 1 des 10 textes parvenus)

Inperayritz (le n° 9 des 10 textes parvenus)

Mariam Matrem Virginem (le n° 4 des 10 textes parvenus)


Hildegard von Bingen (1098-1179)

O virga mediatrix

Hodie apperuit


                                             Entracte

Béla Bartók (1881-1945)

Kanon

Banat

Bolyongas
Heja, heja , karaheja

Ne hagyj itt!


Filip Kutev (1903-1982)

Dragana
Retche mama

Prez Gora

Ergen deda


Anonyme
Estampie royale (vièle et bendir)


Alfonso X. El Sabio (1223-1284)

Cantigas de Santa Maria

"O que diz que servir ome" (Cantiga 311)

Los seit goytz  (Cantiga XXX)

A madré de Jhesu (Cantiga de Santa Maria 302) (ou 288)


Llibre vermell de Montserrat

Cunctissimus concanentes (le n° 6 des 10 textes parvenus)

  

 

Brittany Mélodies poursuit le parcours des musiques sacrées démarré en 2009 avec le gospel et le spiritual, et continué avec les motets baroques français. Ce soir, c’est un programme qui fait un parallèle entre la musique médiévale d'église (Hildegard von Bingen, Ecole de Notre Dame, Las Huelgas...) et le chant populaire. Plusieurs compositeurs savants du XXème siècle, comme Béla Bartok, Zoltan Kodaly, ont en effet harmonisé des mélodies populaires anciennes de l'Europe de l’Est (de Bulgarie, de Hongrie...). Faut-il ajouter que dans la musique ancienne, la distinction entre musique sacrée et profane n’était pas aussi affirmée qu’aujourd’hui. Sans remonter jusqu’aux Carmina Burana, où les moines d’Ottobeuren mélangent cantiques et chansons gaillardes, rappelons que sous Louis XIV, les moniales catholiques chantent en latin des hymnes religieux sur des airs des opéras de Lully ; et qu’au début du XVIIIème siècle, le protestant J. S. Bach adapte pour le culte luthérien des airs profanes. De belles découvertes nous attendent avec ce très beau programme original et musicalement cohérent. Nous aurons, en effet, l’occasion d’entendre, vendredi 26 août, d’autres œuvres de Béla Bartók de source populaire également, les chants paysans hongrois (Magyar Paraszt Dalok) au piano.

 

 


Ph Lunaris compressée

L’Ensemble Lunaris :

Anaïs Bertrand, Eva Zaïcik, Mélusine De Pas

Les trois musiciennes de l'Ensemble Lunaris se rencontrent au Jeune Ensemble de la prestigieuse Maîtrise de Notre-Dame de Paris. Par la suite, Eva Zaïcik et Anaïs Bertrand intègrent le Cycle Supérieur d'Etudes Vocales de la Maîtrise de Notre-Dame de Paris, sous la direction de L. Sow, tandis que Mélusine de Pas intègre de son côté la classe de Viole de gambe du Conservatoire de Paris. Dès la rentrée 2011, Anaïs et Eva rejoindront Mélusine au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP) mais, elles, en Classe de Chant. Fortes de l'amitié qui les lie et de leur passion commune pour la musique ancienne, elles mêlent leur voix et instruments depuis bientôt 3 ans pour créer des concerts vivants, qui embrassent l'histoire de la musique sacrée et profane de la période médiévale à la fin de la période baroque, avec quelques incursions dans les musiques traditionnelle ou contemporaine.

 


Hildegard von Bingen (1098-1179)

 

Quatre cantiques

    O virga mediatrix

    Hodie apperuit

    O vis aeternatis

    Quia ergo feminae

 

Hildegard von Bingen, par © Ralph Stehly, Professeur d’Histoire des Religions, Université Marc Bloch, Strasbourg

Hildegard von Bingen (Hildegarde de Bingen) fut une grande visionnaire, une musicienne qui composa de nombreux cantiques, un grand médecin et une grande naturaliste, dont l'oeuvre rencontre aujourd'hui beaucoup d'échos, surtout pour ses deux derniers aspects. Lire la suite...  

 

Une autre vision, plus féministe, de  Hildegard von Bingen, la « Conscience inspirée du XIIème siècle », par Élaine Audet

On commence à peine, ces dernières années, à reconnaître l’immense talent d’Hildegarde Von Bingen (1098-1179) et à la compter parmi les penseurs les plus célèbres et les plus originaux de l’Europe médiévale. Née dans une famille aristocrate rhénane, elle entre au couvent à l’âge de huit ans, parce que son père a promis de donner son dixième enfant à l’Église, et elle y reste pendant les quatre-vingts autres années de sa vie. Lire la suite...    

 


Alfonso X. El Sabio (Alphonse X. le Sage) (1223-1284)

 

Cinq Cantigas de Santa Maria

    Cunctisimus concanentes + percussion

    A madre

    Des oge mais

    O virgo splendes

    Imperayts

  

Les Cantigas de Santa Maria sont le plus important recueil de la monodie courtoise de l’Europe médiévale. C’est Alphonse le Sage (Alfonso el Sabio 1223-1284), roi de Castille qui fit recueillir ces chansons mariales (plus de 400). Lire la suite... 

 

Voir un exemple parmi les 429 Cantigas ->

 


Béla Bartók (1881-1945)

 

Huit chansons populaires

    Jàtèk

    Kanon

    Banat

    Bolyongas

    Héjà, Héjà, Karahéjà

    Né Hagyi Itt !

    Keserves

    Parnas tancdal

 

Quelques extraits de l’article de Béla Bartók : Pourquoi et comment recueille-t-on la musique populaire ?

"En 1912, j'ai découvert chez les Roumains de Maramures un certain type mélodique de coloris oriental, abondamment orné et en quelque sorte improvisé. En 1913, dans un village saharien de l'Algérie centrale, j'ai rencontré un style analogue, et bien que la ressemblance m'eût frappé dès l'abord, je n'osai voir là qu'une coïncidence fortuite. Comment supposer qu'entre deux phénomènes constatés à plus de deux mille kilomètres de distance, une relation de cause à effet fût possible ?"  Lire la suite...   

  

Béla Bartók vu par Zoltán Kodály (1921)

La musique populaire, propagée et déformée par les Tziganes, commençait à acquérir une certaine réputation, toujours grandissante, et à fournir à l'Europe une « matière première ». C'est là l'origine de cette musique « à la hongroise », qui forme une petite bibliothèque, composée par des musiciens de toutes les nations, allant de Haydn à Glazounov. Lire la suite...   


Zoltán Kodály (1882-1967)

 

Quatre mélodies populaires

 

 

Zoltán Kodály vu par Béla Bartók (1921)

Depuis quelques temps, certains cercles musicaux n'ont de but que de me monter contre Zoltán Kodály. Ils voudraient faire croire que l'amitié qui nous unit est utilisée par Kodály pour son propre compte. C'est un mensonge des plus stupides. Kodály est un des compositeurs majeurs de notre temps. Son art, comme le mien, possède des racines doubles : il a jailli du sol paysan hongrois et de la musique française moderne [Debussy]. Mais quoique notre art ait puisé sa source dans ce sol commun, nos œuvres ont été entièrement différentes dès le premier jour... Lire la suite...  

 

 


Filip Kutev (1903–1982)                                        biographie ->          

  

Mélodies populaires bulgares

   

Zoltán Kodály vu par Béla Bartók (1921)

Depuis quelques temps, certains cercles musicaux n'ont de but que de me monter contre Zoltán Kodály. Ils voudraient faire croire que l'amitié qui nous unit est utilisée par Kodály pour son propre compte. C'est un mensonge des plus stupides. Kodály est un des compositeurs majeurs de notre temps. Son art, comme le mien, possède des racines doubles : il a jailli du sol paysan hongrois et de la musique française moderne [Debussy]. Mais quoique notre art ait puisé sa source dans ce sol commun, nos œuvres ont été entièrement différentes dès le premier jour... Lire la suite...  

 

 


Filip Kutev (1903–1982)                                        biographie ->          

  

Mélodies populaires bulgares

  


 

L'estampie et le bendir ->          

  

 

   

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