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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 17:10

5. Mercredi 27 août 2008 à 20 H 30 à la Chapelle du Vaudic à Pordic 

 

  MUSIQUE SACRÉE à Venise au 18ème siècle
 chez les
  Figlie  di  Pietà  
      Stabat Mater de Pergolèse (1710-1736)   
 et deux motets baroques italiens  :
      Ave Maria  et 
      Assumpta est Maria
de Pietro Paolo Bencini (1670-1755).

 

Hors programme : Hommage au pordicais Henri Fouilleul : Au pied de l’autel de Guy Ropartz (1864-1955) pour orgue sans pédalier ou harmonium.  Matthieu Ferrandez, harmonium Fouilleul

 

L’Ospedale della Pietà, à Venise, était un hospice, orphelinat et conservatoire de musique. L’institution était financée par la République de Venise pour accueillir les nouveau-nés abandonnés. Un emplacement spécialement aménagé dans le mur d'enceinte, permettait l’abandon des enfants que les religieuses recueillaient de l’autre côté. Etaient également recueillis les orphelins, les enfants illégitimes ou de familles indigentes. La formation musicale dispensée était d’une extraordinaire qualité, reconnue dans l’Europe entière. Parmi les grands noms ayant excercé dans l’Ospedale della Pietà figura Antonio Vivaldi. Le Prêtre Roux y fut nommé maître de viola all’inglese en 1704 puis compositeur principal de 1713 à 1740, année où il quitta définitivement Venise.

Les concerts de l’Ospedale étaient réputés pour la qualité des voix qui y chantaient ainsi que pour l’orchestre qui les accompagnait. Seules des jeunes filles pouvaient y participer, les figlie di pietà. L’une d’entre elles, Prudenza, était réputée pour chanter, jouer du violon et du violoncello all'inglese avec une égale facilité.

Giovanni Pergolesi, de son vrai nom Draghi, naquit le 4 janvier 1710 à Jesi, dans la province d'Ancône, dans les Marches. Il mourut le 17 mars 1736 à Pouzzoles près de Naples, à l’âge de 26 ans.

Pergolesi reçoit ses premiers cours de violon d'un Francesco Mondini, et de théorie élémentaire avec le maître de chapelle de la cathédrale de Jesi, Francesco Santi. Il suit les cours de composition du grand Francesco Durante (1684-1755), lors de son passage au conservatoire «dei Poveri di Gesù Cristo» de Naples. Malade très jeune, il se retire au couvent des Capucins de Pozzuoli. C’est là qu’il compose, pour la confrérie dei Cavalieri di S. Luigi di Palazzo son merveilleux Stabat Mater. Charles de Brosses (1709-1777) écrit, en 1739, que Pergolesi serait «mort de la poitrine».

L'œuvre de Pergolèse a connu un succès considérable. Le succès a été immédiat dans toute l’Europe, et même J. S. Bach, pourtant au sommet de ses capacités de création, s’est empressé de l’adapter à la liturgie protestante. La version retenue pour le concert de ce soir s’inspire des concerts de l’académie de Venise (Ospedale delle figlie di pieta), que dirigeait Antonio Vivaldi le Prêtre Roux.

Le Stabat mater fut la composition la plus jouée à Paris, aux Concerts spirituels, après 1750. 
Dans sa coourte vie Perpolèse a eu le temps d'écrire une autre oeuvre, son intermezzo La serva padrona (la servante maîtresse) qui a été jouée en 1746 à Paris, par la troupe des Italiens qui inaugurait ainsi son installation avec cet opéra. L’œuvre est belle et amusante ; en plus elle a joué un rôle historique, après La Lettre sur la musique française de Jean-Jacques Rousseau,  en se trouvant au centre de la querelle des bouffons.

Pietro Paolo Bencini (1675 – 1755) Issu d'une famille de musiciens, Bencini occupa à Rome les fonctions de maître de chapelle chez les oratoriens de Saint-Philippe de Neri avant de devenir maître de chapelle à la « Cappella Giulia », chapelle musicale de Saint-Pierre au Vatican. Il fut l’un des musiciens italiens les plus importants de la musique religieuse romaine de la première partie du 18e siècle.

 

Irish Chamber Choir of Paris chœur de chambre du Centre Culturel Irlandais, 5, rue des Irlandais 75005 – Paris
site :  www.centreculturelirlandais.com

L’Irish Chamber Choir of Paris, créé en octobre 2004, ne comprend que des voix de femmes, formation rare qui a un répertoire de musique ancienne ou contemporaine important, mais fort peu exploité. Les programmes abordés sont essentiellement axés sur la musique de la renaissance et de la période baroque. Ils abordent également la musique contemporaine. L’ensemble participe à la vie du Centre Culturel Irlandais de Paris, entre autres au centenaire de Samuel Beckett (2006). A cette occasion, il a créé deux compositions contemporaines commandées à des compositeurs français et irlandais : Dominique Probst et Jane O’Leary.

 

Jean-Charles Léon – directeur artistique de l’Irish Chamber Choir of Paris

Jean-Charles Léon, chef de chœur créateur de l’Irish Chamber Choir of Paris, est professeur agrégé, musicologue, chercheur associé au Centre de Musique baroque de Versailles. Spécialiste des sources musicales de la période baroque, il propose, à travers ses nombreuses transcriptions et programmes de concert, des techniques de lectures novatrices. Ses théories sont exposées dans diverses revues musicologiques, lors de colloques ou de conférences. Il est responsable de deux collections de partitions. Dans les Cahiers de musique, Polyphonie sacrées, au Centre de Musique baroque de Versailles, il édite la musique des maîtres de musique méconnus de la période baroque. Avec Christophe Corp et La Sinfonie d’Orphée, à Tours, il édite la musique pour les maîtrises des cathédrales de France sous l’Ancien Régime, François Cosset, Joachim Brille…

Jean-Charles Léon édite l’intégrale de l’œuvre de Nicolas Formé, sous-maître de musique d’importance de Louis XIII, dans une édition scientifique et prépare l’intégrale de l’œuvre de Charles d’Helfer (+1661) avec le Centre de Musique baroque de Versailles. Il participe au comité d’organisation des Journées Charpentier au château de Versailles lors du tricentenaire du compositeur en 2004.

Chef de chœur, il crée l’Irish Chamber Choir of Paris au Centre Culturel Irlandais de Paris en 2004 avec lequel il fait de nombreux concerts. Il collabore avec des ensembles prestigieux (A Sei Voci, Maîtrise de Notre Dame) et le Lachrimæ Consort qu’il codirige avec son ami Philippe Foulon jusqu’en juillet 2006. En juin 2007, il est invité avec Philippe Foulon au colloque Vivaldi, Passo e futuro, organisé par la fondation Cini à Venise, ou ils présentent leurs recherches communes sur les instruments de musique disparus.

 

Au pied de l’autel de  Guy Ropartz (1864-1955) pour orgue sans pédalier ou harmonium.

Un festival de Brittany Mélodies ne saurait se concevoir sans rendre hommage à la musique bretonne. C’est pourquoi le festival se terminera sur des œuvres de GUY ROPARTZ (1864-1955) grand compositeur post-romantique, (né à Guingamp en 1864, il est mort à Lanloup (Plouha) en 1955 dans les Côtes d’Armor). Très attaché à la Bretagne, malgré l'éloignement dû aux exigences de son métier (directeur des conservatoires de Nancy puis de Strasbourg), ses pièces pour orgue sans pédalier ou harmonium ont été conçues pour les petites églises et chapelles de Bretagne.  Ces modestes édifices, dont la chapelle du Vaudic à Pordic est un bon exemple, étaient le plus souvent dépourvues d'orgue de tribune.


Matthieu Ferrandez, titulaire des orgues de St-Jean des Batignolles à Paris, joue des extraits de "Au pied de l'autel". C'est sur l’harmonium que Henri Fouilleul, le facteur d’orgues pordicais disparu en 2007, a reconstruit et donné à la chapelle du Vaudic, que Matthieu Ferrandez interprétera ces préludes de Ropartz.
  Ainsi s'achèvera le troisième festival de Pordic

 

 

 

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