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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 16:00

 

 

Affiche 2014 19-24 août sans logo BM projet au 18juillet20

 

 

 

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Les informations pratiques et les tarifs ->

 

 

1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 15:57

 

 

FESTIVAL DE PORDIC—BAIE D’ARMOR 19– 24 août 2014

Combinant continuité et évolution, offrant un format plus modeste tout en cherchant une ouverture au-delà de Pordic, 2014 offre une image contrastée du Festival de Pordic—Baie d’Armor.


Continuité, d'abord dans les principes :

  1. La modestie des moyens ne doit pas mettre en cause la qualité des concerts proposés. Un exemple : le festival renonce cette année aux concerts avec piano ; 2014 se présente comme une année de vaches maigres, et il ne faut pas “insulter l'avenir”, à l'heure où bien des festivals de musique (surtout les petits comme celui de Pordic) sont en situation financière délicate.
  2. Offrir à tous la musique au meilleur niveau, quels que soient leurs moyens financiers. D'où le concert Pro-Bono (gratuit) du mardi 19 août, à St-Pierre de Pordic, concert Pro-Bono (gratuit), Les claviers du baroque III consacré par l'organiste néerlandais Christian Faddegon, titulaire de l'orgue de l'église luthérienne de la Haye (Pays-Bas) à la musique d'orgue en Europe du Nord autour de Jean-Sébastien Bach. Un programme aussi séduisant qu'exigeant : qui connaît Johann Kuhnau (1660-1722) le prédécesseur de Bach à Leipzig, et l'auteur de six sonates bibliques dont nous entendrons la première « combat entre David et Goliath » (1700), une vraie musique de film, écrite deux cents ans avant l'invention du cinéma ! Un concert où l'on pourra aussi confronter la Passacaille de J.S. Bach (1685-1750) à celle de son maître Dietrich Buxtehude (1637-1707) et peut-être découvrir Johann Christoph Kellner (1736-1803) et Jean-Adam Guilain (1680-1739)
  3. Trois concerts les 20, 21 et 24 AOÛT 2014 à la chapelle du Vaudic, au cadre champêtre (la chapelle est située presque au milieu des vaches) et à l'acoustique exemplaire. Si les prix sont modestes : 14 € par concert, tarif réduit 7 € pour les demandeurs d’emploi et les personnes handicapées), gratuit pour les enfants de moins de 15 ans, un passeport intégral 3 concerts à 30 €, la musique et les interprètes se situent au meilleur niveau.

Le 20 Août 2014 à 20 heures  CORDES EN TRIO Marc Bouchkov, violon, Adrien Boisseau, alto, et Léonard Frey-Maibach, violoncelle, dans le Divertimento KV 563, un chef d'oeuvre de Mozart, fondateur du genre, suivi du trio n° 1 de Hindemith, une oeuvre méconnue, à la fois révolutionnaire et fidèle au passé, qui illustre le mot de Jaurès, „c'est en allant vers la mer que le fleuve reste fidèle à sa source“.

 

Le 21 Août 2014 à 20 heures EXODE(S) : musique vocale sacrée a capella, du Haut moyen âge à aujourd’hui. L'Ensemble Lunaris : Anaïs Bertrand (Chant), Mélusine de Pas (Viole de Gambe / Chant) et Eva Zaïcik (Chant), avec Victor Toussaint (Percussions) chantent des œuvres dela grande Hildegard von Bingen (1098-1179), de Diego Ortiz (1510-1570), de Roland de Lassus (1532-1594), un musicien prolifique, européen avant la lettre, né à Mons (aujourd'hui en Belgique) travaillant en Italie et terminant sa carrière à Munich. La musique a capella, délaissée par les compositeurs des XVIII et XIX siècles, retrouve sa place au début du vingtième siècle. Illustrée par la Messe à trois voix a capella d'André Caplet (1878-1925) la musique a capella existe (et comment !) avec Exode(s) de Raphaël Mas(né en 1984-).


Le 24 août à 20 heures SCHUBERTIADE EN QUATUOR par le Quatuor Adelys. Le festival se terminera par un hommage à Franz Schubert (l'auteur de La truite, La jeune fille et la Mort, la Symphonie inachevée, etc.) avec le Quatuor à cordes no 12 Quartettsatz, le Quatuor no 13 Rosamunde et Trois menuets, peu connus. Une Schubertiade, c'était un concert privé donné par Schubert pour ses amis.

 

Ce sera la soirée de clôture du festival. L'ouverture du festival, c'est pour aujourd'hui : le festival change un peu de nom pour s'appeler désormais festival de Pordic—Baie d’Armor. Une façon de préciser son identité ; combien sont-ils qui confondent encore Pordic 22590 et Pornic 44210 ? Une façon aussi d'ouvrir l'avenir à d'autres concerts situés dans d'autres lieux de l'agglomération de Saint-Brieuc. L'avenir reste à écrire....

 

1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 15:56

 

 

  du 19 au 24 août 2014  

9ème Festival de Pordic – Baie d’Armor

 

 

 

 

Mardi 19 août 2014 | 20h00 | Eglise Saint-Pierre-de-Pordic  

Concert Pro-Bono (entrée gratuite)

LES CLAVIERS DU BAROQUE (III)

après les Claviers du Baroque I et II en 2013

Christian Faddegon, orgue

 

Orgue Fouilleul de l'Eglise Saint-Pierre de Pordic

 

L'orgue au Nord de l'Europe, avant J.S. Bach

 

 

 

  -> détails et notes de programme  

 

 

 

Mercredi 20 août 2014 | 20h00 | Chapelle du Vaudic, Pordic

CORDES EN TRIO

Marc Bouchkov, violon,

Adrien Boisseau, alto, et

Léonard Frey-Maibach, violoncelle, parcourent avec nous la littérature pour trio à cordes

 

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)

Divertimento "Puchberg" KV 563 (1788)

Paul Hindemith (1895-1963)

Trio N°1 Op.34

     

-> détails et notes de programme

 

 

 

Jeudi 21 août 2014 | 20h00 | Chapelle du Vaudic, Pordic  

EXODE(S)

Trio vocal Lunaris (Anaïs Bertrand, chant, Mélusine De Pas, viole de gambe & chant, Eva Zaïcik, chant), accompagné par

Victor Toussaint, percussions

 

Programme de musique vocale sacrée qui s'étendra du haut moyen-âge (Hildegarde von Bingen) jusqu'à aujourd'hui.

Composition de Raphaël Mas: Exode(s), en passant par la Renaissance (Diego Ortiz) et le XXème siècle (Messe à trois voix d'André Caplet). Exode(s) a fait l'objet du premier CD de l'ensemble LUNARIS

 

 

-> détails et notes de programme

 

 

 

Vendredi 22 et Samedi 23 août 2014 | Relâche  

 

 


Dimanche 24 août 2014 | 20h00 | Chapelle du Vaudic, Pordic

SCHUBERTIADE EN QUATUOR

Quatuor Adélys (Marie-Noëlle Bernascon, alto, Anne-Lise Durantel, violon, Gersende Mondani, violon, Clémence Ralincourt, violoncelle)

 


Franz Schubert (1797-1828)

 

Quatuor à cordes N°12 en ut mineur « Quartettsatz », D.703

 

Quatuor à cordes N°13 en la mineur « Rosamunde », D.804

 

Trois menuets    

-> détails et notes de programme

 

 

 

 

 

1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 15:55

     

Renseignements

 

A l’office de tourisme de Pordic à partir du 1er juillet 2014 (tél. 02 96 79 00 35) et sur ce site.

 

En 2012, le Festival de Pordic a rejoint la Fédération des Festivals de Musiques Classiques en Bretagne ->

 

 

Tarifs

 

Concerts Pro-Bono :

 

Ces concerts, une spécialité du Festival de Pordic, sont gratuits. Ouverts à tous, ils doivent tout à la générosité des artistes qui y prennent part. La générosité des spectateurs leur ira intégralement.

 

- Le 19/08 à 20h00 (« Les Claviers du Baroque III ») à l’église Saint-Pierre de Pordic.

 

   

Les autres concerts :

 

- Pour chacun des concerts payants, le tarif sera de 14 euros par concert

(tarif réduit 7 euros pour les demandeurs d'emploi et les personnes handicapées, gratuit pour les enfants de moins de 15 ans) ;

 

- Un passeport intégral pour tous les concerts vous est proposé au prix de 30 euros.  

 

 

Réservations

 

A partir du 1er août 2014  

 

- Par courriel envoyé à brittany_melodies@yahoo.fr

 

- Par téléphone au 06 60 42 17 89

 

 

Règlements

 

- Votre règlement par chèque, à l’ordre de « Brittany Mélodies », peut être adressé, du 1er au 12 août 2014, à « Brittany Mélodies, La Corderie, 4 rue de la Ville Guy, 22590 Pordic ».

 

- Vous pourrez aussi régler directement le soir des concerts, en espèces ou par chèque. Attention, Brittany Mélodies n’est pas équipé pour les paiements par carte bancaire.

 

 

Les lieux

 

Dans les Côtes d’Armor, entre mer et campagne, à Pordic (11 km de Saint-Brieuc).

 

 

 

 Eglise de Pordic 2007 N1b 1216 (c)NathalieGiraud pour blog

Eglise Saint-Pierre de Pordic  

en savoir plus sur l'église -> 

 

Centre-bourg de Pordic, par la route départementale D786, entre Paimpol (37 km) et Saint-Brieuc (11 km).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pordic 25082008dcompr(c)NathalieGiraud 0375

Chapelle du Vaudic (15ème siècle)

en savoir plus sur la chapelle ->

 

A 2,7 km de Pordic

La direction est fléchée depuis la D786.

 

 

 

 

 

 

   

 

 

1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 14:50

Eglise de Pordic 2007 N1b 1216 (c)NathalieGiraud pour blog 

 

L'église paroissiale Saint-Pierre de Pordic est un édifice datant du 3ème quart du 19ème siècle (église : 1853 ; parvis de l'église : 1870). Elle a été construite à la place d'un sanctuaire construit en 1786 et détruit en 1836. La bénédiction de la première pierre a eu lieu le 6 mars 1853 et celle de l'église, livrée au culte le 15 août 1854, le 11 juin 1861. Lors de son passage à Pordic en 1853, Benjamin Jollivet a relaté l'histoire de l'édifice comme suit :  

 

" (...) Au moment où nous écrivons (mai 1853), Pordic n'a qu'une église en planches, construction provisoire de 30 mètres de longueur sur environ 17 de largeur, avec nef et bas-côtés, élevée en trois jours par les marins dits chafaudiers de Terre-Neuve, sous la direction du capitaine J.-M. Allenou. En une semaine, fait remarquable, la vieille église a été démolie de fond en comble, les décombres ont été enlevés, et les matériaux propres à la nouvelle construction disposés avec ordre autour de l'emplacement ! et tout cela presque sans dépense aucune, grâce au concours actif et désintéressé des paroissiens. On porte à 700 le nombre des travailleurs (les pauvres seuls étaient payés) qui sont venus aider à cette opération.

 

En démolissant le bas-côté sud de cette église, construit en 1786, on a trouvé la première pierre, dont la pose avait été faite au nom du duc d'Aiguillon, dernier baron de Pordic, et de très-haute et très-puissante dame Louise-Félicité de Bréhan, de Plélo, son épouse, par M. Le Saulnier de La Hautière, régisseur du duc, et dame Le Nepvou, sa femme (...). Cette même pierre, disons nous, a été bénite le 6 mars dernier, et replacée comme pierre angulaire du nouvel édifice en construction. Cet édifice sera bâti dans le style gothique du quatorzième siècle et sera digne du beau et hardi clocher à jour que possède déjà Pordic. Un premier fond de 54,000 francs a été fait par feu M. Louis Allenou et par sa soeur, Mlle Marie-Thérèse Allenou, pour l'édification de cette nouvelle église, et chaque jour les autres paroissiens viennent avec empressement ajouter à ce pieux et magnifique don (...) " (Benjamin Jollivet, Les Côtes-du-Nord ...).

 

L'église paroissiale Saint-Pierre de Pordic est un édifice de style néogothique à volumétrie importante construit en granite et schiste sur un plan en croix latine. Elle est composée de l'ouest vers l'est, d'une tour carrée dans-oeuvre coiffée d'une flèche en maçonnerie, d'une nef accostée de bas-côtés sur toute sa longueur, d'un transept et d'un choeur flanqué d'une sacristie de chaque côté. Le choeur et les bras du transept sont accostés de chapelles. L'espace intérieur, dont le couvrement est formé par une voûte sur croisée d'ogives, est éclairé par des baies à arc brisé à remplage de pierre. Les remplages des baies du chevet à trois pans sont de style néogothique (baies à deux lancettes à arcature trilobée sommées d'un quintefeuille), à l'instar des baies du pignon de chaque bras du transept (quatre lancettes, arcatures trilobées et quatrefeuilles). Le massif occidental, entièrement monté en grand appareil de granite à ton clair, est affirmé par deux puissants contreforts angulaires portant le millésime 1853. Éléments de décor : granite (pierre de taille, grand appareil), flèche en maçonnerie ajourée de motifs géométriques (losanges, cercles, triangles, trèfles), pignons découverts à rampants à crossettes figurées (pignons du transept), baies à remplage de pierre (arcatures trilobées, quatrefeuilles, quintefeuilles), lanternons, pinacles.

 

 

(Source : http://sallevirtuelle.cotesdarmor.fr)

1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 14:45

Pordic 25082008dcompr(c)NathalieGiraud 0375

 

 

Située dans un paysage agreste qui n’a pas dû changer beaucoup depuis l’époque médiévale, la chapelle Sainte-Marie du Vaudic est une chapelle datant du 15ème siècle. Selon René Couffon, sa reconstruction a été favorisée par une bulle d'indulgences datée du 24 février 1387. Toujours selon la même source, l'édifice a été restauré en 1614. Elle était aussi fréquentée que sa voisine Notre-Dame-de-la-Cour, à Lantic.

 

C’est une chapelle à vaisseau unique édifiée en moellons de granite et schiste sur un plan en tau. Elle est située sur un placître surélevé à l'ouest, l'élévation étant construite à l'aplomb de la rue. Le mur-pignon ouest, couronné d'un clocher en maçonnerie à baie unique, est ouvert d'une porte à arc brisé chanfreiné surmontée d'un oculus (rapporté). Les élévations sud et nord, les bras du transept et le chevet sont percés de baies à arc brisé et à remplage de pierre à arcatures trilobées. L'intérieur de la chapelle abrite, entre autres, une magnifique chaire de 1665, une claire-voie en bois, lieu sans doute réservé aux lépreux, ainsi que plusieurs bateaux en ex-voto sur les poutres. Le fait que la chapelle soit barlongue (plus large que longue) en raison des « transepts » inhabituels, associé la voûte intégralement en bois, lui confère une acoustique remarquable.

 

D’après  http://sallevirtuelle.cotesdarmor.fr/

 

ainsi que http://fr.topic-topos.com

 

 

 

 

 

11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 15:00

    du 19 au 24 août 2014

9ème Festival de Pordic – Baie d’Armor

 

 

 

 

Mardi 19 août 2014 | 20h00 | Eglise Saint-Pierre de Pordic

LES CLAVIERS DU BAROQUE III (après Les Claviers du Baroque I et II en 2013)

Christian Faddegon, orgue

 

L'Europe du Nord à l'orgue, autour de Johann Sebastian Bach

 

(Orgue Fouilleul de l'Eglise Saint-Pierre de Pordic)

 

 

 

Brande Champagne, extrait des manuscrits de Susanne van Soldt (± 1599)

 

Dietrich Buxtehude (1637-1707)

Passacaglia en ré mineur

 

Johann Kuhnau (1660-1722)

Le combat entre David et Goliath

 

Johann Christoph Kellner (1736-1803)

Preludium en do Majeur

 

Jean-Adam Guilain (1680-1739)

Suite du premier ton

 

Johann Sebastian Bach (1685-1750)

Passacaille et Fugue en ut mineur, BWV 582

 


 

Christian Faddegon Pordic

 

 -> lire sa biographie

 

 


 

Brande Champagne, extrait des manuscrits de Susanne van Soldt (± 1599)

 

Le Manuscrit de Susanne van Soldt est un recueil d'œuvres pour clavecin ou autres instruments à clavier, datant de la deuxième moitié du XVIe siècle. Ce recueil a été composé vers 1599 par Susanne van Soldt, fille d'un marchand d'Anvers, et il constitue une des sources les plus importantes pour la musique néerlandaise de ce temps. Le Manuscrit de Susanne van Soldt comprend 33 arrangements de chansons profanes, de danses et de psaumes (selon les mélodies du psautier de Genève) populaires au XVIe siècle. -> lire la suite

 

 

Les femmes et la musique au temps de Susanne van Soldt -> 

 

 


 

Dietrich Buxtehude (1637-1707)

Passacaglia en ré mineur

 

La passacaille de Buxtehude est basée sur un ostinato de quatre mesures à trois temps, répété vingt-huit fois à travers vingt-huit variations.

 

Part Passaca Buxtehude 

On retrouve une structure comparable dans les Variations Goldberg de Bach.

 

 


 

Johann Kuhnau (1660-1722)

Le combat entre David et Goliath

 

1) Trépignements furieux et insultes de Goliath

2) La frayeur des Israélites à l’apparition du géant, et la prière qu’ils adressent à Dieu

3) Le courage de David 

4) Leur combat et leur querelle 

5) La fuite des Philistins 

6) Les cris de joie des Israélites 

7) Le concert musical des femmes en l’honneur de David 

8) La liesse générale et les danses d’allégresse du peuple 

 

Dans ses Sonates bibliques (écrites pour clavier/clavecin en 1700), Johann Kuhnau attribue un programme écrit pris dans un récit biblique à chacune de ses sonates (pourvues d’un titre). -> lire la suite

 

En savoir encore plus sur Johann Kuhnau et ses Sonates bibliques ->

 

 


 

Johann Christoph Kellner (1736-1803)

Preludium en do Majeur

 

Johann Christoph Kellner a étudié la musique avec son père, lui aussi organiste et compositeur. Il est l'élève de Georg Benda à Gotha de 1754 à 1755. Il séjourne à Amsterdam et à La Haye de 1762 à 1763,avant de se fixer à Kassel en 1764 : en 1772, il y est nommé organiste de la cour et chef du chœur de l'église luthérienne.

 


 

Jean-Adam Guilain (1680-1739)

Suite du premier ton

 

- Plein jeu

- Trio

- Duo

- Basse de trompette

- Récit

- Dialogue

- Petit plein jeu

On ne sait dans quelles circonstances Jean-Adam Guilain est né en Allemagne, puis installé en France vers 1702. Son nom français « Guilain » est une adaptation de son troisième prénom « Guillaume/Wilhelm ». D'après le musicologue André Pirro, son vrai nom était Guillaume Freinsberg. On sait qu'il a été lié à Louis Marchand et sans doute fut-il son élève.

 


 

Johann Sebastian Bach (1685-1750)

Passacaille et Fugue en ut mineur, BWV 582

 

La Passacaille et Fugue en ut mineur, BWV 582 est l'une des œuvres pour orgue les plus somptueuses de Johann Sebastian Bach. Cette œuvre a été écrite entre 1716 et 1717 quand Bach a été invité à Dresde. -> lire la suite

     

 

11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 14:57

 

 

Christian Faddegon Pordic

 

 

Christian Faddegon a étudié l'orgue avec plusieurs professeurs, dont Mario Telnekes, Gert Oldenbeuving et Bert Matter. Il a suivi les cours d'improvisation chez Gijsbert Lekkerkerker et Gerben Mourik et il  a étudié l'interprétation chez Jan Hage (élève de Andre Isoir) et Petra Veenswijk (élève de Jean Langlais).

 

De plus, il a participé à des masterclasses chez Jean Guillou (Paris), Johan Lemckert (l’oeuvre de César Franck) et Tjeerd van der Ploeg (musique d’ orgue anglais).

 

Nommé en 1971 deuxième organiste dans l'église catholique Sacré-Coeur  à Deventer, il devînt également en 1973 organiste de l'église reformée à Deventer. Depuis janvier 1978 il est organiste de l'église allemande de La Haye. Il a enregistré plusieurs CD’s de musique pour orgue et pour orgue et soprano. Il a donné des concerts d’orgue en Hollande, Belgique, France et Ukraine. Il s’est produit plusieurs fois en Bretagne (2 concerts à St. Quay-Portrieux, en 2012 un concert à Pordic, en 2013 un concert dans la cathédrale de Saint- Brieuc).

 

Voir le site de Christian Faddegon.

 

 

 

11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 14:50

 

Le Manuscrit de Susanne van Soldt est une anthologie de musique pour clavier datée de 1599. Il est composé de 33 morceaux copiés par ou pour une jeune fille flamande ou néerlandaise vivant à Londres. Son importance réside surtout dans le fait qu'il d’agit de la seule source connue de musique néerlandaise pour clavier antérieure à Sweelinck.

 

Susanne van Soldt était la fille de Hans van Soldt (né vers 1555), un riche marchand protestant d'Anvers. Après le sac d'Anvers par les Espagnols en 1576, Hans van Soldt s’est probablement réfugié à Londres, où Susanne est née et baptisée à l'église néerlandaise à Austin Friars le 20 mai 1586. Quelque temps après 1605, Hans van Soldt et sa famille ont quitté Londres pour Amsterdam, où il apparaît en tant qu’actionnaire de la Compagnie hollandaise des Indes en 1609. Aucune trace de Susanne n’a été retrouvée, mais une de ses sœurs (ou une cousine), baptisée à Londres en 1588, vivait à Amsterdam au début du 17e siècle.

Il est regrettable que le résumé ci-dessus d'un article de recherche viciée par Alan Curtis soit perpétuellement raconté comme un fait. La famille van Solt/Soldt a été bien enregistrée, mais dans plus de 12 variantes de ce nom. La famille a commencé d’enregistrer une chronique familiale, en commençant par Paulus van Solt né 1514, qui a été recopiée dans les années 1800 et enregistrée dans l'article "Familie Soldt" par Jurrian van Tolt dans le périodique généalogique néerlandais De Navorscher en 1935. Un article plus détaillé impliquant la famille de Susanne van Soldt a été publié en 2007 dans le périodique généalogique néerlandais Leeuw Nederlandisch par Emile van der Spek. Susanne van Soldt était la fille de Johannes van Paulusz Solt / Soldt de Oude (né le 23 Novembre 1550 à Anvers) et Elizabeth Rombouts. Alan Curtis a pu facilement confondre, en raison du fait qu'il y avait au moins trois Johannes (ou les variantes Hans, Jan, et John) à Londres à cette période. En 1604, Susanne a épousé Pieter Loos (Loos Peeter de Loose) à Amsterdam. À la fin août 1615 Susanne est décédée peu après la naissance de son troisième enfant. Elle a été enterrée au Zuiderkerk à Amsterdam. Son oncle était un artiste néerlandais bien connu Jacques/Jacob van Solt/Soldt, connu pour ses paysages italiens. Le neveu de Susanne Paulus van Solt/Soldt (connu aussi sous le nom de Paolo van Soldi) est un célèbre marin néerlandais qui a tenu un journal cité dans de nombreux livres d'histoire des explorations maritimes de l'Asie et de l'Australie. Le père de Susanne Hans De Oude (Hans le vieux) et son frère Hans de Jonge (Hans le jeune) ont été également associés comme marchands de tableaux avec des artistes de renom. La famille et ses connexions dans le monde de l'art sont détaillées dans le livre de 2002 « L’art aux enchères au 17ème siècle Amsterdam » de John Michael Montias. Les écrits concernant l'histoire de la famille van Soldt sont conservés au Bureau central de Généalogie et aux Archives Groen Hart.

 

Le manuscrit

La compilation se compose de 27 feuillets portant un filigrane flamand de la fin du 16ème siècle relié en un petit volume (28,5 par 21 cm). Deux graphies apparaissent, surtout celle d'un copiste flamand ou néerlandais, tandis que certains morceaux, ainsi qu'un tableau de notations et diverses indications de doigté, sont d’une graphie anglaise plus tardive, peut-être celle du professeur de musique de Susanne.

 

Bien qu'il semble que le manuscrit ait été compilé pour Susanne, les morceaux qu'il contient étaient connus sur le continent longtemps avant, peut-être entre 1570 et 1580. On suppose donc que le manuscrit a été écrit en Flandre ou aux Pays-Bas et apporté à Londres par les parents de Susanne à la fin des années 1570, où, plus tard, le maître de musique de Susanne ajoutera les pièces 30 à 33, le tableau de notation sur folio 2 et les indications de doigté pour les deux premières mesures de la première pièce.

 

Lorsque Hans van Soldt et sa famille ont quitté Londres, le manuscrit est probablement resté en Angleterre, bien qu'il n'y ait aucune trace de celui-ci avant 1826, quand il a été vendu parmi les collections de musique de Thomas Jones de Nottingham Place, Londres, décédé l'année précédente. La British Library a acquis le manuscrit en 1873 où il est maintenant catalogué sous la référence [supplément] 29485.

 

Le contenu

Alors que la plupart des pièces, y compris les psaumes, sont anonymes, de nombreux airs de danse franco-flamands peuvent être trouvés dans d'autres collections de l’époque, notamment le Dublin Virginal Manuscript (autour de 1570). A l'exception des pièces de 30, 31 et 33 (pièces écrites d’une main anglaise plus tardivement), il n'y a aucune trace de l'influence de la musique anglaise contemporaine. Les psaumes à quatre parties sont les plus anciennes notations pour clavier connues du psautier néerlandais et sont de haute qualité.

 

 

11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 14:48

 

Un phénomène étrange de l'histoire de la musique, du moins à nos yeux modernes, est le fait que, dans le passé, certains types d'activités musicales auront été sexués. Tout au long de l’histoire de la musique occidentale, avant le XXe siècle, presque tous les compositeurs étaient des hommes, probablement parce que les femmes se voyaient refuser l'éducation qui leur donnerait les outils nécessaires pour créer de la musique polyphonique complexe. De même, les organistes d'église étaient en majorité des hommes parce que tous les membres du clergé, à l'exception des religieuses dans les couvents, étaient de sexe masculin. Par ailleurs, à en juger par l'iconographie du 16ème au 18ème siècles, les femmes ont dominé sur les instruments à clavier dans les environnements domestiques. Cela est particulièrement vrai pour les pays européens du nord des Alpes.

 

 

En Angleterre et aux Pays-Bas (Hollande, Belgique, et Luxembourg), par exemple, le nombre de documents survivants suffit à suggérer que la promotion de l'éducation par les humanistes tels qu’Erasme et Thomas More commence peu à peu à changer la vie des femmes. En 1523, l'humaniste espagnol Juan Luis Vives, qui a vécu et travaillé en Angleterre et en Belgique, a publié « L’éducation de la femme chrétienne » (De institutione feminae christianae) dans lequel il a avancé l'idée alors radicale que les deux sexes étaient plus ou moins égaux dans leur capacité d'apprentissage. Par la suite, en 1546, l'empereur Charles V a institué l'enseignement primaire obligatoire pour tous, sans distinction de sexe ou de classe économique. Des écoles privées ont été établies à Anvers et ailleurs pour accueillir les filles de marchands, où plusieurs centaines de jeunes filles souvent étaient inscrites. Le programme de ces écoles incluait l'étude de l'histoire, la religion, la littérature, les mathématiques, les langues étrangères, et de la musique. La musique était considérée comme utile à deux égards. Tout d'abord, savoir quelque chose sur la musique a permis à la femme d'exploiter cet art à la maison pour le bien de la religion ; les partisans de la foi luthérienne en particulier préconisaient l'utilisation de la musique pour promouvoir la religion. Et en second lieu, une femme musicalement lettrée apportait une force de «civilisation» à la maison par sa capacité à divertir la famille dans les normes du droit chemin, en supposant que la musique qu'elle jouait était de bon goût : des danses modestes, des partitions de psaumes avec des paroles, et peut-être quelques chansons populaires aux textes inoffensifs.

 

 

Pourquoi précisément était-il approprié pour les femmes de jouer des instruments à clavier (comme le clavecin, clavicorde, et, plus tard, le virginal) mais pas des instruments à cordes frottées ou pas d'instruments à vent (à l'exception de la flûte sage) reste en débat. Mais la domination féminine ici est confirmée par la quasi-totalité des peintures des XVIe et XVIIe siècles montrant un instrument à clavier dans une situation de pratique musicale domestique ; ils sont joués par des femmes.

 

 

À l'appui de ce point, "Google" suit deux tableaux typiques en utilisant "Google Images" : Catherin van Hemessen "Jeune femme jouant le virginal" et Frans Floris, "Portrait de Van Berchem Family" La conclusion à en tirer est ceci: avant le XIXe siècle les hommes auront rarement joué du clavecin ou du piano quand la musique était faite à la maison.

 

 

Catarina van Hemessen

 

 Catherina van Hemessen (1528 - après1587), artiste peintre de la Renaissance flamande

 

 

 

Frans Floris

 

   Frans Floris (vers 1516 - 1570), Portrait de la famille Van Berchem

 

 

 Quelles compositions jouaient les femmes dans l'environnement domestique ? On retrouve ici une anomalie. Bien que les documents d'archives et les peintures des XVIe et XVIIe siècles montrent que la musique de clavier domestique a prospéré, il n'existe pratiquement pas de partitions manuscrites ou imprimées pour clavier. Nous pourrions supposer que les sources, destinées à la maison, ont été jetées par la suite, avec les autres vieux débris au grenier. Néanmoins, une source de la fin du XVIe siècle en Angleterre survit, et elle nous donne un aperçu de ce que nous pouvons présumer être un répertoire typique de clavier pour une femme à cette époque.

 

 

La source en question s’appelle le manuscrit de Susanne van Soldt, et il est aujourd'hui conservé à la British Library de Londres (MS supplémentaires, 29485). Apparemment compilé pour la fille adolescente d'une famille de marchands de Hollande (nombre de protestants néerlandais ont cherché refuge en Angleterre à cette époque), il contient trente-trois compositions. Certaines sont apparemment copiées par des scribes néerlandais et d'autres par les Anglais. Dix-huit des morceaux sont des airs de danse notés pour clavier –- des pavanes, des gaillardes et des allemandes. Treize, cependant, sont des partitions d’airs de psaumes – bonnes à jouer dans une maison réformée ; les pavanes (si elles étaient permisses) devaient être pondérées par la piété et à la prière.

 

La Composition 1 (Branle de Champagne) est une danse dans le style de la Champagne en France. Elle illustre la méthode typique "sans les pouces" de jeu de clavier alors largement pratiquée dans la musique à l'époque de Bach, avec les 3-4-3-4 passages de doigts.

 

Exemple Musical 1: barres "Branle de Champagne" 1-2 avec doigté 

 Ex1 Barres Branle de Champagne

 

 

Exemple Musical 2: No. 8 Myn God Voet mij als myn Herder ghepressen, 23 sallem  Le Seigneur est mon berger, je ne serai pas dans le besoin.

 

Ex2 Le seigneur est mon berger

Notation simple, homophone du psaume 23 en mode dorien transpose en G, chaque cadence sur la finale étant ornementée.